Qu’est ce qu’une bonne photo ?

Il existe de nombreux critères pour définir une bonne photo. Ma perception d’une bonne photo est avant tout une photo que j’aime et qui me parle.
Voyons quelques critères objectifs et subjectifs qui devraient vous venir en aide.

Qu’est ce qu’une bonne photo ?

D’après mon expérience, je pourrais tenter de « qualifier » une photo suivant 2 grands groupes de critères :

  • Les critères subjectifs
  • Les critères objectifs

Chacun de ces groupes se définira lui-même par des éléments différents.

Avant de démarrer, j’aimerais aborder le sujet de la finalité d’une image qui revêt, selon moi, une importance capitale dans la définition d’une bonne photo.

Finalité d’une image

Nous faisons des photos dans un certain but, autrement pourquoi les faire ? 

Ce but n’est pas le même pour tout le monde et ceux qui verront ces images n’ont pas tous les mêmes critères d’évaluation.
Si vous montrez une photo en pose longue au rédacteur en chef d’un magazine de médecine, il y a de grandes chances qu’il trouve votre photo… mauvaise.

Je pense aussi, par exemple, aux magazines sportifs qui demandent des photos d’action de footballeurs ou des magazines people qui font le bonheur des paparazzi. Je pense aussi à une institution qui veut voir une traduction de son slogan dans une image forte ou une entreprise qui souhaite montrer combien l’ambiance au travail est bonne. Je pense encore à un artiste qui développe un concept au travers de ces images ou à un photographe de mariage.

Eric Heymans
Est-ce une bonne photo ?

Les finalités possibles sont infinies et les critères de qualification (ou de jugement) de tous ceux qui vont être intéressés par ces images sont tout aussi infinis.

Lorsque vous n’avez pas de but qui corresponde à une définition plutôt commerciale et que vous faites de la photo pour le plaisir, vos critères seront plutôt liés à la beauté, aux couleurs, à l’originalité, à l’émotion, à l’histoire ou encore au contexte. Vous le voyez, la finalité d’une image intervient pour beaucoup dans son appréciation.

Je légende cette image de moi : Est-ce une bonne photo? Et bien manifestement la finalité de cette image – montrer qui je suis – me faire dire oui, c’est une bonne photo! Elle n’est certes pas artistique mais elle fait son job.

Tentons maintenant d’en venir aux critères subjectifs.

Critères subjectifs d’une bonne photo

Les critères subjectifs sont légion. Il dépendent en fait essentiellement de la personne qui regarde la photo.

Cette personne,  au fil des années, a construit une certaine forme de goût, a acquis de l’expérience , a vécu des émotions et s’est construit des souvenirs à partir de toutes ces bases. Ces souvenirs, cette « expérience », vont être « activés » par l’image au moment de la vision.

La difficulté des critères subjectifs réside dans le fait que vous et la personne qui regarde votre photo aurez peut-être une vision radicalement opposée de ce que l’image raconte. Vous y aurez mis une certaine intention photographique et le spectateur recevra le message d’une toute autre manière.

Ce n’est même pas la peine d’entrer dans un débat pour savoir qui a raison.

Personne n’a raison, personne n’a tort.

une-bonne-photo-ou-pas
Est-ce une bonne photo ?

Mais alors, me direz-vous, pourquoi certaines photos ont du succès et se vendent très chers ou pourquoi les images de telle personne vous font plus souvent de l’effet que les images de telle autre personne.

Je pense qu’il n’y a pas vraiment d’explication rationnelle, ni de recette, mais il y a certainement la présence d’un don particulier (cela se travaille) ou d’une technique particulière pour transmettre de manière forte ce à quoi les spectateurs sont les plus sensibles.

Une autre dimension qui définit le prix est la rareté ou l’exclusivité.

Voici l’une des photos parmi les plus chères du monde:

© Andrea Gursky
La photo la plus chère du monde – © Andrea Gursky

Cette photo vaut 4,3 Millions de $ !!!

J’ai trouvé un article sur atlantico.fr qui tente d’expliquer les raisons de ce succès. Le journaliste se pose un peu les mêmes questions que moi … et que vous probablement!

Mise à jour : le 9 décembre 2015, cette photo de Peter Lik s’est vendue pour 6,5 Millions de $

En un mot comme en cent : personne n’a le droit de vous dire que votre photo est bonne ou mauvaise suivant des critères subjectifs. 

Au mieux, quelqu’un pourra dire ce que cette image évoque pour lui !

Lorsque l’on examine les critères objectifs (et vous verrez que c’est encore plus ou moins subjectif), il en va autrement. Il existe en effet des paramètres qui font d’une image… une bonne photo.

Critères objectifs d’une bonne photo

Parmi les critères objectifs qui définissent une bonne photo, j’en retiendrai quatre qui me semblent les plus importants :

  1. Maîtrise de la composition
  2. Maîtrise du développement
  3. Maîtrise de la technique
  4. Maîtrise de la diffusion
Si les critères subjectifs dépendent plutôt de la personne qui regarde votre image, les critères objectifs par contre sont d’avantage entre vos mains.
C’est ici que vous pourrez faire la différence !
Est-ce une bonne photo ?
Est-ce une bonne photo ?

Maîtrise de la composition

Je ne le répèterai jamais assez, la composition d’une photo est l’élément clé d’une photo réussie. Composez correctement votre image et vous lui offrirez d’emblée de bonnes chances d’être qualifiée de « bonne photo ».

La composition est-elle innée?

Probablement certaines personnes seront capables de composer « naturellement ». La plupart d’entre nous (et j’en ai fait partie) ont du, doivent ou devront apprendre.

Je ne vais pas développer ici toutes les possibilités pour composer mais vous pouvez commencer par la Règle des tiers qui est d’une simplicité redoutable à mettre en pratique.

Lorsque j’évalue une image sur base de la composition, je regarde principalement :

  • L’équilibre des masses
  • Le placement du point fort
  • L’équilibre de la lumière
  • L’équilibre colorimétrique
  • La profondeur et les lignes de forces, le placement
  • La manière dont mon oeil se promène dans l’image

Si vous voulez acheter un bon bouquin sur le sujet, je vous conseille (je l’ai lu moi-même) :

L’Oeil du Photographe et l’Art de la Composition de Michael Freeman, ou sa nouvelle mouture qui traite du même sujet : La composition

Vous y trouverez l’essence de ce qu’est la composition (en attendant que je développe cela moi-même sur ce site)

Maîtrise du développement

Est-il possible  d’obtenir une bonne photo sans passer par du développement numérique?

Oui, bien sûr !

Tous les appareils numériques possèdent des fonctions de réglages pour produire des JPEG de qualité. En soi, il s’agit déjà d’un développement puisque l’appareil crée les JPEG selon les critères que vous aurez définis ou selon des critères définis d’avance dans des profils que vous aurez sélectionnés (mode Portrait, Paysage, Macro, Contre-jour, etc ..).

Pour faire une photo comme celle-ci :

Est-ce une bonne photo?
Est-ce une bonne photo ?

.. il faudra pourtant en passer par un logiciel de développement et plus que vraisemblablement par l’utilisation du format RAW. Ce résultat n’est pas possible depuis les paramètres de l’appareil photo numérique… hélas!

Lorsque j’évalue une image sur base du développement, je regarde principalement :

  • La saturation (l’intensité des couleurs) ou l’échelle des gris sur un Noir et blanc
  • Le contraste
  • La balance des blancs (le rendu des couleurs, le respect du blanc)
  • L’accentuation (la netteté perçue)
  • La structure

Il existe pléthore de logiciels de développement. Les plus connus sont LightRoom et Photoshop.

Dans le monde « Open Source », on trouve aussi d’excellent logiciels gratuits tels que Gimp ou RawTheraphee.

Dans le monde MAC, il existe une alternative très bon marché (une 15aine d’Euro) sur l’AppStore : Pixelmator

Pour ma part, j’utilisais Aperture et je me convertis à Lightroom. J’utilise aussi la suite Nik Collection dont le fantastique Silver Efex Pro II, dédié au Noir et Blanc, dont je donne un aperçu du fonctionnement ici .

Maîtrise de la technique

Il s’agit ici du reflet de la maîtrise de votre appareil.

Sachez-le d’emblée, tous les appareils ne sont pas égaux et vous ne pourrez pas jouer avec un compact comme vous pourrez jouer avec un reflex …

Je parlerai de tous ces paramètres dans différents articles.

Lorsque j’évalue une image sur base de la technique, je regarde principalement :

Maîtrise de la diffusion

Un jour , vous imprimerez vos images, non ?

Autant que vous le sachiez tout de suite, vous n’obtiendrez pas une bonne photo imprimée depuis votre imprimante privée à 159 € !

Le labo spécialisé, qui a investi dans du matériel professionnel, reste le meilleur moyen de vous garantir une impression conforme à votre développement. Il utilisera probablement des imprimantes avec sept à neuf cartouches d’encres différentes pour assurer le meilleur rendu possible.

Le choix du support n’est pas anodin. La qualité du papier, ou des supports plus modernes comme l’aluminium,  jouent un rôle prépondérant dans la qualité.

Au jour d’aujourd’hui, il faut bien le dire, la majorité des photos sont diffusées au travers d’internet (Facebook, Flickr, Instagram, 500px, etc …). Nous avons là une incroyable vitrine qui met nos images à la portée du monde entier.
Ces support digitaux demandent aussi de l’attention. A quoi sert-il de publier une image de la taille d’un timbre-poste lorsque les écrans de nos ordinateurs offrent de plus en plus de définition.

Lorsque j’évalue une image sur base de la diffusion, je regarde principalement :

  • le rendu des dégradés
  • les éventuels « aplats » de couleur
  • les « bavures »
  • le grain et la richesse des détails
  • la profondeur des noirs (si il y en a)
  • La netteté perçue
Tout cela est bien joli et vous paraîtra peut-être compliqué ou intimidant.
Pour vous rassurer, je vais vous parler d’un concours intéressant à plus d’un titre.

Concours « Réponses Photo » : un exemple frappant!

Dans son numéro hors-série n°13 : « Qu’est-ce qu’une bonne photo? » (Quand un titre est bon, il est bon) sorti à l’automne 2011, le magazine « Réponse Photo » publiait les résultats d’un concours prestigieux doté de prix magnifiques (boitiers Nikon et Canon très haut de gamme).

Trois jurys différents ont jugé les mêmes 8.500 photos soumises. Ces trois jurys, indépendants les uns des autres, étaient composés :

  • d’un groupe de représentants des 4 marques impliquées
  • d’un groupe de photographes renommés
  • d’un groupe de membres de la presse

Ils devaient sélectionner douze images par groupe et les classer suivant un système de points, douze à la première, un à la dernière.
Le classement des trois groupes était ensuite intégré en un seul.
Une photo pouvait donc obtenir trente-six points maximum si elle était choisie comme la meilleure par les trois groupes.

Vous savez quoi ?

Une seule photo s’est retrouvée classée ( 1ère et 3ème) dans deux groupes. Toutes les autres images ne se sont retrouvées classées qu’ UNE fois  !

Cela démontre, si cela était encore nécessaire, qu’une bonne photo c’est plus subjectif qu’objectif.

Soyez donc rassuré.

N’empêche,  quand votre image est sélectionnée sur le podium d’un concours,  cela veut quand même dire quelque chose et c’est bon pour l’ego.

VOUS et une bonne photo?

Qu’est-ce qu’une bonne photo pour vous?     Quels genres de photos vous plaisent ?  Aimeriez-vous que vos photos soient critiquées (dans le bons sens du terme)  ?

 

48 réflexions sur “Qu’est ce qu’une bonne photo ?”

  1. Dubois jean-pierre

    Bonjour Eric, je suis tout à fait d’accord avec toi, une photo faite, doit être faite avec passion en respectant les règles que tu nous as bien expliquées….et d’autre part elle ne plaira pas à tous le monde. Je prend mon exemple j’adore la nature.Paysage… mais principalement les oiseaux et petits mammifères, souvent j’ai eu de mauvais retour mais je ne m’en inquiète pas car chaque photographe à sa passion, que ce soit artistique, architectural, paysagiste, portrait,….et chacun n’apprécie pas nécessairement tous. Tant qu’elle nous plait à nous, le reste n’est pas grave. Et grâce a ce site si il y a des critiques elles seront positives car nous vivons notre passion et désirons aller plus loin ensemble… bien à toi Jean-Pierre.

  2. Bonjour,
    Je suis d’accord avec ce billet 🙂

    Par contre, il manque un point dans les critères objectifs: le tirage.

    D’accord, on est mi-2012 et Internet est partout… Néanmoins, le tirage est l’étape:
    1. que la majorité des photographes oublient,
    2. qui donne une véritable existence à la photo,
    3. qui est négligé parce que c’est un vrai travail.

    En argentique, la photo n’existe pas vraiment tant qu’on ne l’a pas tirée (à moins qu’on scanne son négatif…).
    En numérique, développer ses bonnes photos et ne pas les tirer, c’est un travail incomplet 😉

    1. Eric Heymans

      Bonjour Critidos,

      Tu as raison de parler du tirage qui reste un élément important de la chaîne .. 🙂
      Je ne suis cependant pas certain qu’il faille parler de travail incomplet ..
      On peut trouver du plaisir à présenter de belles choses et rester dans le tout numérique.
      Et puis, parfois, les photographes ne tirent pas leurs images .. pour des questions de budget.

      J’ai fait tirer 20 images sur du Dibond en 50×75 .. et c’est un sacré budget!

      Merci pour ton intervention judicieuse.
      Je vais rajouter cela dans l’article…

      1. Oups, le coté extrêmiste de certains anciens de mon photoclub, qui déteint sur moi ! 😉
        Je voulais surtout dire que c’est un exercice auquel devrait se livrer tout photographe un minimum intéressé par ce domaine.

        Par tirage, je pensais plus à des formats plus petits 🙂 Mais comme tu le dis, le budget est un frein considérable.

      2. En ce qui concerne le tirage : on ne peux juger une photo que si elle est tirée sur du papier. Les écrans divers et variés ne rendent jamais le même contraste, les mêmes couleurs (même en NB et gris), la même netteté, etc.
        les écrans sont gérés par un logiciel qui modifie tous les paramètres de l’image et n’ont pas tous la même définition. De plus, les écrans ne sont pas neutres en ce qui concerne la colorimétrie et ils donnent des dominantes très désagréables. Et ça change d’un écran à l’autre !

        De même, on ne peut pas apprécier un tableau de peintre sur un livre (imprimé de surcroît en… numérique avec… logiciel !) pour les mêmes raisons que ci-dessus.
        Par exemple, il y a toujours trop de JAUNE.

        Le web, c’est toujours de l’à-peu-près dès qu’on touche aux images et aux sons.

      3. Eric Heymans

        Bonjour P Germain.
        J’aime les passionnés et tu sembles en être un.
        Permets-moi de nuancer un peu l’affirmation « on ne peux juger une photo que si elle est tirée sur papier« .
        Je dirais pour ma part que le tirage papier est « la meilleure façon de juger une photo » mais certainement pas que c’est le seul moyen.
        Pour avoir exposé 20 images en 80×60 (c’était du dibond en N&B), je te rejoins lorsqu’il s’agit de finesse, de nuance, de profondeur des tons, de dégradé, de densité, etc.
        Pour le reste, et surtout en terme de composition et d’équilibre, je pense très sincèrement que les moyens « digitaux » mis à notre disposition aujourd’hui sont tout à fait même de nous offrir une qualité d’image suffisamment bonne pour permettre une évaluation très acceptable.
        Pour ma part, mon écran est calibré et je travaille toujours dans les espaces colorimétriques les plus élevés. Toute « ma » chaîne digitale est cohérente et je pense pouvoir me faire une idée précise de la majorité des paramètres de l’image par ce moyen.
        Lorsqu’il s’agit de vraiment s’imprégner de l’atmosphère d’une image, je conseillerai toujours … d’aller voir l’expo … et je souhaite à tout le monde de pouvoir, un jour, faire des tirages grand format. Le sentiment ressenti est plus prononcé que … sur un écran. L’image prend une nouvelle dimension, c’est certain!

        Belle journée,
        Eric

  3. Et j’ajouterai les questions élémentaires (quand on a le temps de se les poser !) : pourquoi je fais cette photo ? Qu’est ce que j’essaye de dire au travers de cette photo ?

  4. christophe schwinn

    je me permet de revenir sur le tirage , en argentique je fesais moi meme mes nb du neg jusqu au papier ,ca prend du temps et une salle de bain squatté (mon epouse adore rire) maintenant avec le numerique c est plus possible de faire du bonn boulot a la maison???? J ai une imprimante jet d encre de qualité moyenne mais les resultat ne sont pas a la hauteur du coup je me contente de l ecran et je me tate a aller voir une societé qui develope mais j ai peur des prix

    bonne soirée

    1. Eric Heymans

      Salut Christophe. Je ne sais pas trop où tu habites .. ? Si c’est du côté de Bruxelles, va voir JJ Micheli ( http://www.labojjmicheli.be )
      Ils ont fait les tirages de mon expo. Top! La liste des prix est en pdf sur leur site.

  5. GENEVIEVE ROUSSEAU

    Bonjour Eric
    Déjà,pour moi, une bonne photo est une photo que j’aurais aimée faire
    exemple les 2 premières.Une photo qui me parle et ne me laisse pas indifférente.C’est évident après un minimum de technique
    Merci beaucoup pour vos cours
    Aujourd’hui je viens de m’apercevoir que les filtres peuvent servir
    beaucoup plus que je ne croyais
    Je vais mis mettre
    A bientôt
    Genevieve

    1. Eric Heymans

      Merci Geneviève .. 🙂
      Je suis content de faire découvrir aux gens toutes ces ficelles … photographiques.

  6. bonjour,
    question philosophique plutôt que technique… à mon sens.

    une bonne photo (d’un autre) c’est celle dont je me souviens plus ou moins consciemment et dont j’essaie un jour de m’inspirer.

    à ne pas confondre avec une belle photo, que je qualifie volontiers de « blonde » (elle n’a aucune conversation , fait frissoner quelques instants et on l’oublie en 10 minutes)
    🙂

    1. Eric Heymans

      Tout le côté subjectif tient de la question philosophique. Le côté technique reste intéressant à peaufiner. Si la photo n’est pas « bonne », autant qu’elle soit belle.

  7. J’ai beaucoup aimé la photo sous ‘maitriser le développement
    A vrai dire j’ai fait plusieurs tentatives et vraiment je n’y arrive pas .Pourtant chez nous nous ne pouvons pas dire que nous n’avons pas du vent!!!!!!!!!!!!Saint Raphael var
    J’aurais aimé continuer à faire les devoirs du WE même si je ne les montre pas .Je trouve que cela est un très bon exercice
    Ce soir nous devons faire ‘l’analyse photo ‘ des photos de notre exposition .Ceci est très difficile car les personnes se vexent facilement Il faut beaucoup de diplomatie (ce n’est pas mon cas!)

  8. je vous découvre depuis peu et excuser du peu…ce que vous faite est juste magique a mes yeux…je vie a l’île de la Réunion et içi tout est beau rien ne vous laisse indifférent, de la feuille qui frissone au grés du vent aux visages des gens. Je me suis acheter un Nikkon P510 lors d’un voyage en Italie l’année derniére et je ne plus m’en séparer…Je suis une débutante en herbe…le truc c’est que je n’ai pas une passion pour la nature, pour les portraits, les paysages ou tout autre chose, en faites je prends un réel plaisir a faire des clichés de tout qui me parle…cela peut-être les racines impossantes d’un arbre ou du visage radieux de ma nièce qui joue a cache cache derriére les rosiers en fleurs. Alors je me demande en faite si je genre d’ appareil est suffisant pour tout cela ou vaudrait-il mieux en changer? ou peut-on trouver le logiciel aperture svp merci et au plaisir de vous lire

    1. Eric Heymans

      Bonjour Brigit

      Merci pour vos compliments.
      Le P510 est un bon bridge qui permet de faire pas mal de choses … déjà …. 🙂

      Ceci dit, vous n’obtiendrez jamais les profondeurs de champ (le net / flou ) serré qu’il y a moyen d’obtenir avec un reflex.
      Ce que tout apparel permet … C’est de composer.

      Je vows souhaite encore beaucoup de plaisir en photographiant.
      Eric

  9. Votre article est très intéressant, cependant vous ne poussez pas assez loin le concept de « bonne photo » dans le sens technique.
    Je suis un adepte de photos réalisées avec du matériel, soit pro, soit de la bidouille mais qui donne des résultats impressionnants avec bcp de travail de post production il est vrai. Je pense aux photos 360°, aux gigapixel, aux photos stéréoscopiques, aux photos proposant plusieurs plusieurs mise au point au visionnage, time-lapse, slow-motion… etc…. Ce sont des photos très techniques qui ne peuvent être vues qu’à l’aide d’un ordinateur et qui tirent tous les avantages du numérique.
    Les notions de cadrage parfois deviennent superflues avec une photo à 360°, puisque tout est vu ou bien un gigapixel permettant au spectateur de visualiser, de recadrer lui-même sur la partie qui lui plait.
    Le numérique a bouleversé la façon de faire de la photo… amusons-nous et explorons de nouveaux territoires photographiques.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Nicolas.
      Votre intervention est très intéressante puisque vous apportez des éléments auxquels je n’avais pas pensé.
      Il est vrai que le numérique a boulversé la photographie.

      Merci beaucoup pour votre intervention.
      Une de mes phrases préférées : Si je n’ai rien à vous apprendre, c’est que j’ai à apprendre de vous.

      Belle journée.

      1. Bonsoir Eric,
        Même si je vous ai taquiné avec mes photos alambiquées, je n’en reste pas moins avide de vos explications le plus souvent judicieuses, limpides et tintées de bon sens.
        Et j’ai encore beaucoup à apprendre… de vous.
        Bien cordialement.
        Nicolas

      2. Eric Heymans

        Bonjour Nicolas.

        Je ne me suis pas senti taquiné. J’aime beaucoup les gens qui s’expriment, et particulièrement lorsqu’il s’agit de propos qui m’intéressent.
        N’hésitez pas à continuer à me « taquiner ».

        Belle journée

  10. Club Photo 83270

    Qu’est ce qu’une bonne photo ?

    Encore un bel article, qui, laisse chaque lecteur devant sa propre opinion.
    Marc

  11. Bonjour Eric,
    Je suis novice sur ce site , j’ai lu certains commentaires sur votre travail …. vous avez une certaine philosophie qui m’apporte énormément et vous en remercie , j’ai beaucoup à apprendre de vous c’est un merveilleux cadeau.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Joss,

      Merci pour votre message. Je suis toujours heureux de constater que mon travail sur ce site sert aux autres.

      A bientôt !

  12. Merci pour cet article.
    Je dois avouer pour ma part qu’à force de voir des tonnes et des tonnes de photos au vu de leur prolifération intensive sur le net notamment, et même de qualité technique irréprochable, j’en ressors parfois quelque peu saturé et peu ému. En réalité je demeure très sensible à la surprise qu’unephoto peut provoquer en moi, et par l’émotion qui se dégage d’elle. La performance en soi je peux l’entendre mais l’émotion qui suinte du point de vue adopté en plus de tout cela, quitte à explorer des facettes encore plus virtuelles de la photo numérique (filtre ou ‘toshop par ex. ) nourrit l’imaginaire. Comment dire ? C’est un peu comme écouter Glenn Gould jouant du Bach étant jeune (virtuose et dans la performance pure) puis écouter les mêmes pièces musicales qu’ il joua à la fin de sa vie (il n’est alors plus dans le désir de la performance mais dans une écoute et une attention portée à soi) : la différence « qualitative » finalement se situe dans une subjectivité maîtrisée du sujet, de l’oeuvre. C’est peut-être un peu cérébral ce que je veux dire mais j’essaie de saisir la magie opérative du processus de création. Et en photo, outre une certaine maîtrise technique nécessaire, je pense qu’au bout d’un certain temps le photographe pro peut vraiment sentir les choses et se lâcher, ayant la technique dans la peau. Idempour uun peintre ou un artiste… Oups ! Me suis-je égaré ?… J’espère m’être fait comprendre… Merci Eric.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Tallesin.
      A force de pratique, la technique se fait oublier au profit de l’intuition. Je compare cela à la pratique de la conduite automobile. Au début, il faut réfléchir à tout. A force de rouler, tout devient naturel et on y pense plus. Il existe alors de la place pour autre chose (ne fut-ce qu’une discussion avec son passager).
      Se faire oublier ne veut pas dire ne plus exister. Tout est bien là, au service de la création.
      Belle journée !

  13. Bonjour Eric!
    L’article est remarquable. Contrairement à ce qui a parfois été dit dans les commentaires, il va très loin et tous les aspects de la question ont été développés. C’est un peu plus approfondi que les videos de Laurent Breillat qui fait pourtant un bon boulot!!!! J’ ai apprécié aussi le passage qui disait que l’impression sur un papier de qualité est important. Bien sûr un bon pianiste peut jouer sur un clavinova , mais sur un Steinway ou un Bösendorfer, il aura un autre plaisir et …. nous aussi!!! merci encore!!!! de le dire parce qu’ à une époque où il ne faudra bientôt plus faire que des photos en smartphone pour être in et lâcher les reflex cela fait du bien !!!!

    1. Eric Heymans

      Bonjour Petit,
      Merci pour ton retour d’information. Cela me fait toujours plaisir lorsqu’un lecteur trouve mon travail intéressant. J’aime beaucoup l’analogie avec le piano. Il y a de ça aussi en photo.
      A bientôt,
      Eric

  14. Bonjour Eric,

    C’est à mon tour de me sentir honorée de votre visite et de votre commentaire ici. Merci beaucoup.

    Je suis parfaitement d’accord avec cet extrait que vous avez déposé sur mon espace et qui sont mot pour mot ce que j’exprime moi même dans cette phrase : « Il faut apprendre la technique pour pouvoir ensuite l’oublier ». J’en ai fait l’expérience dans bien des domaines : l’équitation, la sculpture, la photo et d’autres encore…

    C’est vrai que « savoir c’est pouvoir » et cela ne se résume pas à l’art. En effet, parvenir à exprimer sa créativité (ou autre chose) c’est passer le cap du besoin de la réflexion pour pouvoir s’exprimer librement, sans avoir besoin d’y penser, sans contrainte, sans blocage.

    Je me permets de déposer votre intervention en bas de mon article.

    Merci encore et bonne journée

  15. Dumontet Ludivine

    Bonjour,
    Très bon article !
    Cela fait une dizaine d’années que je fais de la photo, principalement en noir et blanc, portraits ou ville-avec-gens. Ce que j’aime dans votre article c’est qu’il répond clairement et sans détour à la question de la « bonne » photo. Je dirais que cela vaut pour l’art en général : critères subjectifs (qui malheureusement prennent souvent le dessus) et objectifs.
    J’ai fait un cliché récemment. Puis-je vous l’envoyer pour avoir votre avis sur les critères d’évaluation techniques (que vous citez dans cet article même)?
    D’avance merci ! 😉

    1. Eric Heymans

      Bonjour Ludivine.
      Merci pour votre commentaire.
      Pour obtenir une critique de votre (vos) image(s), je vous invite à la poster sur le groupe (que j’ai créé) Ma Critique Photo !
      Ce n’est pas forcément moi qui fait les critiques mais l’idée du groupe est de respecter les principes de cet article… même si j’avoue que la plupart des gens ne respectent pas les consignes.
      Pour poster, je demande d’accompagner votre image de votre propre analyse.
      Je ne fais plus de critique personnalisée (et privée) car les demandes sont trop nombreuses.

      Belle journée,
      Eric

  16. Salut Eric et tous les lecteurs 😉

    Pour moi, une belle photo doit être NETTE. Je me suis souvent ******* avec ma femme car elle veut garder du flou…

    Ensuite, viens la destination finale.
    Si le but est de partager un moment entre ami, que tous le monde n’est pas souriant avec les yeux ouvert en direction de l’objectif, ce n’est pas grave, Le moment est immortalisé.

    Si le but est de montrer un savoir faire, il faut que le cadrage soit bon, le sujet à sa place et comme dit dans l’article, que la photo plaise au photographe.

  17. isabelle Barruhet

    c’est une photo qui nous plait tout simplement. On dit de suite j’aime, ou je n’aime pas, donc comme vous dites, c’est très très suggestif.

  18. Mais…., une bonne photo , pour moi , c’est une photo sur laquelle mon regard ou celui des autres s’arrête , elle interpelle , que ce soit pour sa beauté , sa laideur , son étrangeté etc . La qualité technique étant importante mais pas d’une nécésité absolue . Pour l’art mageur qu’est la peinture c’est évidemment la même chose . Le photographe doit être inventif , créatif et doit fuir la banalité à toutes jambes….Quelque soit le nivaux technique de son matériel , le photographe inventif sera toujours devant le photographe essentiellement technique. Le bon photographe photographie d’abord pour lui-même.
    A vos appareils…

    1. Eric Heymans

      Bonjour Jean-Louis,
      Votre commentaire témoigne une fois de plus que la notion de « bonne photo » est toute personnelle.
      En terme d’émotion, j’ai vu des images faites depuis un smartphone qui me plaisaient bien plus que d’autres faites avec du matériel bien plus performant.
      Je vous rejoins quant à la créativité et l’inventivité !
      Belle journée,
      Eric

  19. Huggel Jean-Claude

    Pour moi une bonne photo c’est une photo qui me fait réagir, soit par son harmonie, comme un tableau de peinture classique (Monnet, Hodler…), soit par son sujet ( photo de reportage, potrait de personnage…), soit par sa construction. Une bonne photo n’est pas nécessairement belle, mais en la regardant on comprend quel était le but, et sans mauvais jeu de mots, l’objectif de son auteur.
    A part la photo de reportage ou de mariage où l’on cherche à montrer le plus de monde possible qui étaient présent, le photographe doit avoir une intention ou un but quand il appuie sur le déclencheur. Le mitraillage donne rarement de bonnes photos, sauf sur une cible en mouvement.

    1. Huggel Jean-Claude

      Je voulais ajouter, une bonne photo n’est pas obligatoirement une photo qui plaise, ce peut être une photo qui choque, laide, mais qui illustre parfaitement l’intention de son auteur.

      1. Eric Heymans

        Bonjour Jean-Claude,
        Une nouvelle fois, je suis d’accord !
        Belle journée,
        Eric

  20. Bonjour Éric,

    Je partage totalement votre sentiment sur l’aspect subjectif d’une « bonne » photo (belle? ce n’est pas indispensable, évidement.)
    En revanche, la maîtrise technique est capitale, elle est au service du rendu de l’intention « artistique » (Si bien sûr, on estime que la photo est un art: mais Bourdieu n’a-t-il pas écrit: “L’activité photographique, entachée de vulgarité par le fait de sa diffusion, ne peut-être qu’un art mineur, « un art qui imite l’art « )
    Sans technique, on joue au loto, on ne saura jamais refaire cette image qu’on aime tant!
    Et la maîtrise doit se prolonger jusqu’à la fin du processus, en principe le tirage final. Sinon, ce ne sera pas vraiment une bonne photo.
    J’en viens à votre paragraphe sur cette maîtrise de la diffusion, justement, et c’et là que je ne suis pas trop d’accord.

    Ce n’est pas parce qu’un labo spécialisé a du matériel pro qu’il donnera des résultats pro, c’est parce qu’il saura le gérer en technicien de la gestion des couleurs, ce qui n’est pas toujours le cas.
    Exemple:
    Je possède un écran calibré/profilé (avec XRite Color Munki photo), une imprimante Canon Pixma 4500, 4 couleurs, pour le tout venant, une Epson A4 P50 6 couleurs (150 €), et une Epson A3+ 1500W 6 couleurs (280 € et les mêmes cartouches que la P50).
    La Pixma, après calibration, donne de très bons résultats, et des dégradés honnêtes malgré ses 4 cartouches seulement.
    Les Epson, elles, donnent d’excellents résultats, et les profils fournis par Epson (pour leur papier) sont même un peu supérieurs à ceux que j’ai moi-même créés. EXCELLENTS DÉGRADÉS.
    Mais comme le tirage à la maison revient un peu cher, je me suis proposé faire une petite étude de labos en ligne avec une image test :
    https://www.breathingcolor.com/blog/print-color-issues/

    Résultats comparés à mon Epson 1500W en A3+:
    Dans l’ordre de qualité perçue:

    #1-SAAL DIGITAL:
    Assez proche de ma référence Epson, net (mais MOINS que mon tirage ). Détails dans les noirs moins croustillants. Très bon marché.
    Tirage sur papier chromogénique (argentique, donc) aux lasers RVB. Probablement sur Polielletronica. Très bons dégradés.
    Proposent les tirages en impression jet d’encre, probablement aussi net que mon Epson, mais je n’ai pas testé puisque j’ai tout ce qu’il faut! Et pour le coup, (ou le coût), ce n’est plus pareil.

    #2-WHITE WALL, LA référence s’il en est:
    Même procédé argentique que SAAL, résultat photographique identique, à peu de choses près, mais un peu moins net. J’ai testé la prestation sur Lightjet (Océ), réputé plus net (j’ai vérifié!) que le Durst lambda. Ils possèdent les deux matériels. Très bons dégradés. 3 fois plus cher que SAAL. Proposent aussi du jet d’encre, plus cher, bien sûr.

    #3-POSTER XXL:
    Impression jet d’encre pigmentaire qui produit l’effet « bronzing » gênant qu’on peut supprimer en demandant un laminage mat ou brillant pour 3 € de plus. Sans laminage, prix idem White Wall.
    Bon résultat photographique, mais ombres plutôt fades. Excellente netteté, probablement par accentuation à l’impression, mais qui risque d’être malvenue pour du portrait, par exemple. Dégradés corrects.

    #4-PHOTOWEB:
    Procédé argentique sur Polielletronica probablement. Résultat photographique moyen, TRÈS inférieur à mon Epson.. Moins net que les précédents. Dégradés cassés. Prix intermédiaire.

    #-LIS PHOTO:
    Très mauvaise qualité! Indigne! Presque 3 fois plus cher que SAAL.

    Conclusion:
    Rien ne vaut mon tirage Epson. Vraiment.
    Mais si on veut FAIRE FAIRE du bon travail, il faut acheter un sonde pour calibrer son écran qu’on aura choisi de bonne qualité (dalle IPS, impérativement! pas l’écran du PC portable…) Ça ne coûte pas des fortunes.
    https://www.guide-gestion-des-couleurs.com/conseils-achat-ecran-photo.html
    Et choisir un bon labo.

    Et ne pas oublier que la photo de qualité a un prix…

    1. Eric Heymans

      Bonjour Régis,

      Merci pour votre commentaire détaillé et pour votre analyse des labos en ligne.

      Au travers de votre commentaire, je me rends compte que je n’ai pas été complet.

      Le labo dont je parle est un labo « physique » dans lequel le photographe se rend, s’assied à côté d’un opérateur qui passe en revue les images avec le profil de l’imprimante activé et qui vérifie avec vous sur un écran calibré que vos images restent conformes à votre attente.

      Cela paraît peut-être surréaliste mais je connais un labo qui fonctionne comme cela et je suis parti du principe qu’il devait y en avoir d’autres.

      Ceci dit, le prix du tirage est bien supérieur aux tarifs des labos en ligne.
      20 tirages en 60×80 reviennent à plus de 2.000€

      Lorsque j’aurai un peu de temps, je mettrai l’article à jour pour offrir plus de précision sur ce chapitre.

      Merci encore,
      Eric

      1. Bonjour Éric,
        Merci de ce retour rapide.
        Mais, ce que je voudrais mettre en lumière, c’est la chose suivante:
        Les labos d’un bon niveau, qui gèrent bien et maîtrisent leur matériel, SAAL, White Wall pour ne citer qu’eux, mettent à la disposition de leurs clients, les différents profils de leurs supports et imageuses, laser ou traceur. Il suffit de les télécharger, et de les utiliser pour vérifier, par « soft proofing » dans Photoshop, par exemple, sur votre ÉCRAN IPS CALIBRÉ, quel sera le résultat de votre image, ce que vous avez fait avec votre labo « physique ». Et la corriger un peu, si nécessaire.
        Cela dit, votre prestataire « sur mesure » (surréaliste, c’est vrai!) n’est pas hors de prix, justement.
        100€ le 60×80, c’est entre les prix de SAAL et WHITE WALL.
        SAAL: 74,95€
        WHITE WALL: 123,95 à 191,95€ !

        Bonnes photos.
        Régis.

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