Faire connaître ses photos ou son travail de photographe

Faire connaître ses photos, et a fortiori son travail de photographe ou ses services (pour les professionnels), est un acte volontaire qui découle d’une démarche dont les méandres sont nombreux et variés.

Avec l’explosion des données disponibles sur internet et la toute aussi spectaculaire explosion des médias sociaux, vous serez tenté de croire que mettre ses photos, son travail de photographe ou ses services en valeur est beaucoup plus facile « qu’avant » !

Oui et non.

  • Oui parce que l’accès aux moyens de communication de masse est facilité et le plus souvent gratuit.
  • Non parce qu’émerger de la masse (sans connotation péjorative) reste un vrai « travail » qui demande une certaine expertise (lisez : une connaissance des moyens) que beaucoup de photographes, professionnels ou amateurs, ne possèdent pas.

Note : ce que j’explique dans l’article est valable pour les photographes mais aussi pour nombre de hobbys, métiers et entreprises qui souhaitent profiter des bénéfices que les moyens de communication modernes offrent.

Exemples : faire connaître sa marque, son idée, son produit, son projet, son événement, son association et tout sujet possible et imaginable.

Attachez votre ceinture, c’est parti !

Faire connaitre son travail de Photographe sur les médias sociaux

1. Faire Connaître ses Photos
Par Qui, Pourquoi et Pour Qui ?

Par qui, pourquoi et pour qui ?

Vous vous attendiez peut-être à un titre d’un autre genre pour ce billet : Comment faire connaître ses photos ?

J’en parle plus loin.

Il est toutefois nécessaire de faire les choses dans un certain ordre pour bien faire connaître ses photos.
Souvenez-vous qu’il s’agit d’un travail qui découle d’une démarche.

Comment dès lors définir une démarche (vous pourriez même dire « stratégie »), et le travail qui en découle, si vous ne savez pas à qui vous destinez vos photos (ou votre travail en tant que photographe) et ce que vous attendez de ces personnes ?

C’est la raison majeure qui m’oblige à vous proposer de vous attacher avant tout au pourquoi avant le comment.

Laissez-moi vous guider à l’aide de cinq exemples :

  1. Philippe est photographe amateur avancé.
    Il pratique la photographie depuis douze ans et possède d’excellentes bases techniques qui font que ses photos sont remarquées par ses amis et connaissances sur Facebook ou Flickr. Fort de sa conviction nouvellement acquise qu’il produit de belles images, il souhaite s’offrir une vitrine personnelle (un site web) afin de mieux mettre en valeur son travail de photographe.
    Philippe n’a, à priori, pas de public cible. Il souhaite simplement avoir une vitrine mais envisage (tout de même) à terme que son site soit connu du grand public.
  2. Isabelle est une jeune diplômée en Photographie et Histoire de l’Art.
    Elle est très indépendante et l’idée de travailler pour un patron la rebute. Elle veut faire connaître ses talents de photographe afin d’attirer l’attention d’agences de publicité qui lui feront confiance pour les shootings de produits divers. La photographie est une passion qu’elle pratique depuis son adolescence.
  3. Jacques est un photographe amateur.
    Il souhaite, en plus de son travail habituel, faire connaître ses images car il voudrait gagner un peu d’argent en vendant des photos imprimées et encadrées.
  4. Christine débute dans la photographie en tant que hobby.
    Elle souhaite obtenir des avis d’autres photographes sur ses images afin de progresser au mieux. Elle n’a pas pour le moment d’ambition particulière pour ses images, elle veut juste partager son travail de photographe en amatrice avec qui voudra bien y prêter attention.
  5. Lucie est photographe professionnelle.
    Elle travaille à Lyon et offre, dans sa région, des services de photographie pour les mariages et les événements familiaux en général.

Note : A la fin de ce billet, je reprends ces cinq exemples en proposant des solutions adaptées aux différents cas de figure.
Pour comprendre en quoi ces solutions sont appropriées, je vous invite à lire tout le contenu (mais ce n’est pas obligatoire).

Ces cinq exemples reflètent cinq situations parmi des milliers d’autres.

Finalement, chaque situation est probablement unique.

Je pense toutefois qu’il y a moyen de les catégoriser dans trois groupes :

Par qui ?

  1. Les photographes amateurs
  2. Les photographes professionnels

Pourquoi ?

  1. En faire son gagne-pain, à plein temps ou à mi-temps
  2. Arrondir ses fins de mois
  3. Pur plaisir de partage ou hobby

Pour qui ?

  1. Le grand public, en général  – tout le monde
  2. Un public particulier – mariage, naissance, fêtes et occasions diverses, etc.. – mais aussi paysage, portrait, macro, Canon, Nikon, Pentax, Fuji, etc..
  3. Des professionnels – pub, presse, catalogue, immobilier, hôtel, restaurant, web, agence, etc..

Vous comprenez bien que le photographe amateur qui souhaite simplement partager ses images ne suivra pas la même piste, ni n’utilisera les mêmes outils, que le photographe professionnel qui souhaite faire connaître ses images par un magazine de sport ou se faire connaître de futurs mariés qui feraient appel à ses services !

En tout cas, si le photographe professionnel procède comme le photographe amateur, il manquera son objectif final.

L’inverse étant vrai aussi !

Reprenons donc nos trois catégories :

  • Par qui ?
  • Pourquoi ?
  • Pour qui ?

1.1 Par Qui ?

Il s’agit de vous !

Qui suis-je en tant que photographe ?

Votre réponse à cette question est primordiale.

Le type de photographe que vous êtes va définir les moyens que vous devrez mettre en oeuvre en fonction de vos ambitions et projets.

Je parle d’ambitions et de projets car il vous est tout à fait possible d’en avoir même si vous vous définissez comme étant un photographe amateur.

Je préciserais même que définir vos ambitions vous aide à atteindre votre but.

Il est également possible d’être un photographe professionnel et amateur.. en même temps.

En effet, vous pourriez vouloir faire des photos de mariage à titre professionnel mais exposer vos photos personnelles de paysage à titre privé.

L’important est de définir la casquette dont vous allez vous coiffer en fonction du but que vous souhaitez atteindre.

C’est là que l’étape suivante prend tout son sens.

1.2 Pourquoi ?

Il s’agit de vos projets, vos ambitions, votre but !

Que voulez-vous accomplir en tant que photographe ? A quoi vos images vont-elles servir ?

La photographie a beau être une activité dont la technique et les principes généraux s’appliquent à tout le monde, il n’en reste pas moins que chacun a une envie propre quant à la finalité de son activité.

Je dis « une » envie, mais vous pouvez facilement en combiner plusieurs.

Retenez que le but va définir une partie du chemin à parcourir, et le chemin peut-être différent en fonction du but.

Est-ce que je veux :

  • traiter d’un sujet particulier, un blog sur les fourmis par exemple ?
  • révéler la beauté de la nature et des paysages ?
  • gagner de l’argent avec mon travail ?
  • faire de la photographie généraliste, par pur plaisir, pour tous ceux qui voudront bien regarder mes images ?
  • alimenter un club photo avec des images faites lors de sorties programmées ?
  • [mettez ici votre but n°1] ?
  • [votre but n°2] ?
  • [et pourquoi pas votre but n°3] ?

Mélanger sur un même support la vie des fourmis et les photos d’un match de foot ne vous aidera pas dans la mesure ou les amateurs de foot ne sont pas tous intéressés par les fourmis (c’est un exemple, hein..).

Au plus vous vous focaliserez sur un certain type de contenu, au plus vous attirez des personnes concernées par le sujet que vous développez.
Votre expertise et votre notoriété seront alors mieux reconnues dans ce domaine particulier.

Faites donc le point avec vous-même et définissez ce que vous voulez.

Vous n’arriverez peut-être pas à définir du premier coup ce que vous souhaitez.

C’est normal !

Ce n’est pas forcément un exercice facile.

D’un autre côté, ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.

Vous pouvez évidemment changer d’avis en cours de route (heureusement).

Vous pouvez aussi définir des objectifs à court, moyen et long terme. En effet, vous pouvez très bien savoir aujourd’hui ce que vous voulez et comment le mettre en place mais avoir moins de certitude quant au futur et à la manière de l’approcher.

Et puis même les meilleurs alpinistes du monde progressent par différents camps de base avant d’atteindre, étape par étape, le sommet de l’Everest.

C’est le moment de définir à qui vous vous adressez.

1.3 Pour Qui ?

Il s’agit du public concerné par votre travail.

A qui destinez-vous votre travail et vos images ? Qui en profitera ? Quels bénéfices ce public va-t-il en retirer ?

L’orientation commerciale ou privée joue ici un rôle prépondérant.

Prenez Facebook par exemple : vos « amis » et « connaissances » proviennent de tous horizons.

En général, c’est la langue utilisée, plus que l’endroit où vous habitez, qui définit qui se trouve dans la liste de vos « amis » (j’utilise des guillemets car ma définition de l’amitié est différente de celle de Facebook).

Si vous souhaitez faire des photos de mariage en tant que professionnel, en Normandie ou dans la région liégeoise, il sera peut-être judicieux d’envisager un autre support pour vous faire connaître car il y a peu de chance que vos « amis » francophones canadiens ou africains fassent appel à vous pour leur mariage !

Donc, savoir qui est votre public cible (privé, public, professionnel), quelle est sa langue (français, anglais, autre) et quelle est sa géolocalisation (locale, régionale, nationale, internationale) va déterminer en bonne partie le type des moyens à mettre en oeuvre.

2. Moyens pour Faire Connaître ses Photos

Prévoyez un peu de temps pour lire la suite (ou revenez ici quand vous voulez) !

Le champ d’investigation est tellement grand que je développerai plus précisément les moyens que j’utilise moi-même ou ceux que je trouve les plus efficaces ou pertinents pour atteindre un but précis.

2.1 Utiliser la puissance d’internet pour la diffusion des images

a) Les réseaux sociaux comme levier

Quand il s’agit de faire connaître son travail de photographe ou ses photographies  (ou quelle que soit l’activité), les réseaux sociaux sont devenus incontournables parce qu’ils permettent d’atteindre un public très large. Bien plus large qu’il était possible de l’envisager il y a une dizaine d’années à peine, et ce très rapidement et le plus souvent, de manière ciblée.

Certains photographes, grâce à une stratégie adaptée, atteignent un haut niveau de notoriété, voir de célébrité, uniquement au travers de ces médias.

Pour vous mettre dans l’ambiance, et comprendre où placer vos efforts, je vous propose quelques chiffres éloquents.

En 2016, voici le nombre d’utilisateurs actifs des réseaux sociaux mondiaux (dénommés comme tels en tout cas) :

Nombre-utilisateurs-actifs- média-sociaux-janvier-2017
Source : wearesocial.com

Les chiffres, ça cause !

Dans ce tableau, nous nous intéressons plus particulièrement aux lignes en orange. Elles représentent les utilisateurs actifs sur les médias sociaux tandis que les lignes en rouge représentent les messagerie instantanées.

La notion d’utilisateurs actifs est très importante puisqu’elle diffère de la notion d’utilisateurs inscrits. Un utilisateur inscrit n’est pas forcément un utilisateur actif. En général, les statistiques publiées par les réseaux sociaux eux-mêmes montrent les utilisateurs inscrits parce que ce nombre est plus grand, bien plus grand !

Qu’importe, vous le voyez, Facebook est largement en tête.

Si on laisse tomber QZone (le plus important média social en Chine), Tumblr (qui propose le contenu sous forme de blog), Baidu Tiera (la plus grosse plate-forme de forum en Chine) et Sina Weibo (toujours en Chine, une plate-forme de micro blogging), on trouve en seconde place YouTube, en troisième place Instagram, en quatrième place Twitter et en cinquième place Pinterest. Je me dois de nommer aussi Linkedin et vous allez comprendre pourquoi dans quelques instants.

Vous avez déjà sans doute remarqué l’absence totale de Google+ ! La sauce n’a jamais vraiment pris.

Ce classement rassure un peu quant au choix à faire lorsqu’il s’agit d’utiliser les réseaux sociaux pour se faire connaître en tant que photographe  : cela vaut la peine d’investir ailleurs que dans Facebook aussi !

Dans un rapport, le site « Social Media Examiner » (en anglais) nous propose un piste de réflexion intéressante. Le site se penche sur l’utilisation des réseaux sociaux pour un usage marketing vers le grand public (B2C – Business to Consumer) ou vers les entreprises ou indépendants (B2B – Business to Business).

Le résultat montre que le type de personne à qui vous vous adressez détermine la plateforme à utiliser :

Utilisation réseaux sociaux B2B et B2C
Source : www.socialmediaexaminer.com
  • B2C – facebook 66% – Linkedin 7% – Twitter 11% – Instagram 5% – Pinterest 2%
  • B2B – Linkedin 40% – facebook 37% – Twitter 15% – Instagram 2% – (Pinterest n’est pas cité)

Qu’est-ce que cela veut dire pour nous, les photographes ?

Je ne suis pas certain que Linkedin apporte vraiment un plus pour le photographe amateur, ou même lorsqu’il s’agit de gagner sa vie avec la photographie, car il s’agit avant tout d’un réseau social d’affaires, sauf si, pour réaliser vos ambitions de photographe professionnel, vous souhaitez établir un réseau de partenaires en vue de collaborations futures ou si vous êtes spécialisé en photo d’entreprise.
Autrement dit, si vous souhaitez faire affaire avec des professionnels, il s’agira peut-être du réseau social à envisager !

Par contre les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et Instagram sont beaucoup plus intéressants, d’autant plus que tous les trois offrent des possibilités de partager des images.

J’ai quelques nuances importantes à mentionner concernant ces réseaux sociaux :

  1. Facebook est le seul à offrir la panoplie parfaite pour des expositions virtuelles. Entre le profil personnel, les pages ou les groupes, vous avez le choix. En outre, Facebook permet d’enregistrer des images à la volée sur son journal ou d’organiser des images dans des albums.
    Google+ offre des fonctionnalités similaires mais le nombre d’utilisateurs est vraiment restreint.
  2. Instagram (ou Snapchat) et Twitter sont plus à considérer comme des messageries élaborées dans laquelle vous voyez passer l’information.
    Pour la petite histoire, sachez que Instagram appartient à Facebook. En 2016, Instagram à supplanté Snapchat et poursuit une croissance diabolique. Malgré son mode de fonctionnement qui diffère assez fortement de celui de Facebook, il est vraiment intéressant pour le photographe de le considérer comme un outil important !

Tout ça c’est bien Eric, mais je ne vois pas YouTube dans tout ça !

Très bonne observation ! En ce qui me concerne, je considère YouTube comme un moyen pour le photographe de partager ses connaissances ou de faire un vlog sur sa vie de photographe, mais pas tellement comme un moyen de faire connaître ses photographies.

Personnellement, je n’aime pas trop ces vidéos où l’on voit des photographies qui défilent avec un effet Ken Burns (une sorte de zoom dans l’image fixe).

Si vous pensez que YouTube a quelque chose à apporter pour faire connaître votre travail, vous pouvez toujours me le dire dans les commentaires. Je serais ravi d’en discuter.

Une remarque importante : toutes vos publications devront être de qualité. Une bonne réputation se construit lentement mais se défait très rapidement.

b) Les sites spécialisés pour resserrer le cadre

Jusqu’ici, j’ai parlé de moyens vraiment très généralistes mais qui peuvent s’avérer vraiment efficaces.

Il existe aussi des sites spécialisés, créés pour les photographes, sur lesquels vous êtes directement baignés dans la culture photo.

Les personnes qui les utilisent ont en général un attrait particulier pour la photographie. Ces sites proposent en général des options qui vous permettent de créer une vue plus personnelle, plus proche de votre style.

Si Facebook ou Instragram vous permettent de partager avec des gens qui ont choisi de se trouver sur ces plateformes, il n’en va pas de même pour les outils dont je vais parler à partir d’ici.

Il vous appartient, avec ces outils, d’aller chercher par vous-même les personnes intéressées en vous servant, par exemple, des réseaux sociaux pour partager vos liens.

Parmi ces sites, vous trouverez par exemple:  Flickr, Zenfolio, Jingoo, Photographes, Smugmug.

Cas particulier des Forums :

Un forum est une plate-forme d’intérêt commun sur laquelle il faut s’inscrire afin de partager ou discuter d’un sujet particulier. On y trouve des gens qui partagent une même passion et qui acceptent généralement aussi de partager leurs connaissances.

Si votre ambition est de vous faire connaître d’autres photographes, votre inscription sur plusieurs d’entre eux vous facilitera sans aucun doute la vie. Mais si il s’agit d’atteindre le public en général, ce ne sera sans doute pas le bon moyen.

c) Votre propre site sur une plate-forme généraliste existante

Les outils dont je parlais plus haut sont principalement dédiés aux photographes. Le design, la structure et les fonctionnalités sont construits pour offrir la meilleure expérience possible en tant que photographe.

Il existe des plates-formes plus généralistes qui offrent aussi des fonctionnalités propres aux photographes.  Ils permettent aussi de créer des sites pour tous types d’activités. En général, ils offrent une plus grande latitude en matière de conception et de design.

Dans cette catégorie, on retrouvera des sites tels que Wix ou WordPress.com

d) Créer un site sur votre propre plate-forme pour un contrôle total

Si votre volonté est de conserver un contrôle total sur vos publications et sur les fonctionnalités que vous souhaitez mettre en place, WordPress est un choix parfaitement judicieux.

Quelles sont les différences essentielles entre WordPress en version COM et ORG ?

Dans les deux cas, WordPress est le moteur qui fait fonctionner votre site.

En version COM, vous utilisez la plateforme de WordPress pour installer votre site. En version ORG, vous installez WordPress chez l’hébergeur de votre choix (comme OVH.com ou PlanetHoster.com). Il vous appartient alors de faire les mises à jour vous même et de veiller à la sécurité de votre site.

En plus de WordPress, il existe une quantité absolument phénoménale d’extensions qui vous permettent de faire à peu près tout ce que vous voulez. Beaucoup d’entres-elles sont gratuites mais celles qui apportent le plus de valeur ajoutée sont payantes. En fonction des services rendus, le prix de ces extensions est souvent dérisoire!

Il existe d’autres outils qui vous permettent d’avoir un contrôle total : Joomla, Tumblr ou encore Drupal, mais sachez que WordPress se trouve derrière près de 30% des sites web dans le monde !

Résumé

Pour résumer les choses, je vous ai concocté un tableau qui compare les différents outils dont je parle dans cet article.

Faire connaître son travail de photographe

Cliquez sur le lien ci-dessous pour télécharger le tableau au format PDF.
Il s’agit d’un téléchargement direct (pas d’email).

Tableau Comparatif (PDF) (1218 téléchargements)

Quelques explications :

Vous devez lire ce tableau avec l’idée en tête de faire connaître votre travail de photographe.

Ce tableau est tout à fait personnel et donc parfaitement subjectif (mais pas dénué de sens… j’espère).

  • Popularité : l’outil est utilisé par un grand nombre de personnes, qu’ils soient à la recherche de photos ou en tant que photographes.
    Facebook, Instagram/Snapchat et WordPress dominent le marché.
  • Facilité : l’outil est facile à comprendre et à utiliser.
    Les réseaux sociaux l’emportent haut la main.
  • Coût : l’outil est gratuit, partiellement ou totalement payant.
    A nouveau, les réseaux sociaux l’emportent. Bien que totalement gratuit à la base, ils offrent tous des options payantes qui permettent de mettre vos publications en avant.
  • Look : l’outil permet de créer un style personnel, reflet de votre propre créativité.
    Ici, ce sont les plateformes généralistes, WordPress en tête, qui permettent de se démarquer.
  • Langue : l’outil est disponible en français, ou pas.
  • Visibilité Public : l’outil est très connu du grand public.
    Il n’y a pas photo, les réseaux sociaux reprennent la main.
  • Visibilité Google :  l’outil permet d’être facilement référencé par Google (ou d’autres moteurs de recherche).
    Le maître incontesté dans ce domaine, et pour autant que vous respectiez quelques règles assez simples, est WordPress en version COM.
  • Albums / Portfolio : l’outil permet de créer des albums ou des portfolio.
    Mises à part les plateformes de type « messagerie », ils offrent tous des fonctionnalités plus ou moins avancées.
  • Ecommerce : l’outil propose des fonctions de vente en ligne de vos images.
    Pour accéder aux fonctions ecommerce, il faudra le plus souvent mettre la main au portefeuille.
    Les plateformes dédiées aux photographes sont les plus faciles à mettre en place.
  • Contrôle des fonctions : vous contrôlez la manière dont les choses se passent.
    Pour un contrôle total, vous irez vers WordPress.
    Les plateformes dédiées offrent souvent plus de contrôle au travers d’options payantes.
    Une remarque à propos de Wix : lorsque vous choisissez le thème (le look) de votre site, vous ne pourrez plus en changer.
  • Non de domaine : il vous est possible d’utiliser votre propre nom de domaine.
    Ceci n’est vraiment utile que si vous envisagez d’être mieux placé dans les moteurs de recherche (Google).
  • Labo en ligne : l’outil permet à un acheteur de commander et de se faire livrer des tirages.
    Cette option est fortement liée aux fonctions d’ecommerce et elle est rarement gratuite.
  • Public cible : il sera public, professionnel, local, régional, national ou international.
    A une exception près, LinkedIn, tous les outils vous permettent d’atteindre tous les types de public.

2.2 Autres moyens

En fonction de votre stratégie pour vous développer en tant que photographe, il existe bien entendu encore d’autres moyens.

Vous pouvez vous adresser à des agences de presse  ou contacter d’autres photographes en vue d’une possible collaboration.

Vous pouvez aussi placer vos images sur des banques d’images comme Shutterstock  ou Adobe Stock.

Il reste un moyen qu’il faut essayer à tout prix : l’organisation d’une exposition.

Le plaisir ressenti de voir ses oeuvres imprimées et contemplées est indescriptible sans le vivre. Lisez à ce propos ce qu’en dit Patrice plus loin dans l’article et visionnez cette interview réalisée par Sébastien Roignant.

3. Retour aux exemples

… et application des stratégies fictives utilisant certains des moyens décrits.

  1. Philippe est photographe amateur avancé.
    Pour créer son site web, Philippe pourra faire usage d’outils tels que Jigoo, Zenfolio, Wix ou WordPress.
    Tout dépend du niveau de contrôle et de maîtrise que Philippe souhaite conserver et, éventuellement, du budget qu’il souhaite dépenser pour établir sa vitrine sur internet.
    Afin de le faire connaître du public, Philippe devra utiliser les réseaux sociaux en partageant des liens plutôt que d’y poster ses photos directement.
    Si il s’agit de publier aussi des articles, Wix et WordPress pourront très bien faire l’affaire.
  2. Isabelle est une jeune diplômée en Photographie et Histoire de l’Art.
    Pour atteindre son objectif, Isabelle devra mettre en place une stratégie bien précise.
    Pour faire valoir son porfolio, un site professionnel sur Wix ou WordPress fera l’affaire. Il devra contenir une biographie professionnelle, une description détaillée de ses talents et ne contenir aucune image privée.
    Pour atteindre les agences de publicité, Isabelle utilisera LinkedIn, Instagram et Facebook pour suivre les agences qu’elle ciblera depuis sa page ou son profil professionnel, en évitant son profil personnel.
    Ses publications seront toujours d’excellente qualité. Son portfolio sera composé uniquement d’images triées sur le volet.
    Si Isabelle a des ambitions internationales, elle devra choisir l’anglais comme langue véhiculaire.
  3. Jacques est un photographe amateur.
    Pour Jacques, la solution idéale réside dans un site comme Jingoo puisque cet outil permet de créer un site d’e-commerce à moindre frais qui permet de vendre et de faire imprimer des photos. Jingoo prend alors une commission sur les ventes, ce qui semble raisonnable.
  4. Christine débute dans la photographie en tant que hobby.
    Pour démarrer, Christine utilisera principalement les réseaux sociaux pour partager ses images. Elle obtiendra des critiques et avis (si elle le demande) qui l’aideront à progresser.
  5. Lucie est photographe professionnelle.
    Le choix qui s’impose est clairement une solution telle que Wix ou WordPress.
    Lucie fera un travail de sélection précis afin de montrer son travail. Elle partagera des avis émis par ces clients et sera attentive à son référencement sur Google. Son site devra d’emblée montrer ce qu’elle propose au travers de textes clairs et précis. 

4. Témoignages

Terminée la fiction puisque quatre personnes bien réelles me font l’amitié et l’honneur de parler de leur expérience en tant que photographe et de la manière dont elles se font connaître.

Vous verrez, elles sont très gentilles avec moi !

Merci Hélène, Sophie, Eric et Patrice.

Hélène Delarbre

Mes débuts en photographies 

J’ai toujours fait des photos, beaucoup, surtout dans ma classe avec mes petits élèves de maternelle. Je me servais de ce support pour faire un cahier de vie de la classe, les faire s’exprimer à l’oral, leur faire faire de la production d’écrits…

Mais je n’avais jamais fait de la photo.

En septembre 2012, j’ai vu sur mon fil d’actualité FB qu’un de mes contacts avait publié une photo sur la page « Eric Heymans-Cours de Photo Video », et qu’elle était soumise à la critique. J’ai tout d’abord indiqué cette page à mon mari qui est un passionné de photographie depuis toujours, et puis je me suis mise à la suivre moi-même avec beaucoup d’attention.

Le 13 octobre 2012, j’ai décidé d’arrêter de fumer. Je me suis dit qu’il fallait que je me trouve une activité qui m’occupe (j’étais en congé parental) afin de ne pas replonger, et j’ai osé en empruntant l’appareil de mon mari faire et poster ma première photo sur cette page.

Puis un groupe a été créé, Les devoirs d’Eric Heymans, et j’ai participé toutes les semaines, attendant avec stress et impatience les critiques.

J’habite à côté du village martyr d’Oradour sur Glane, et ce fut en partie mon terrain de jeu photographique.

Comment m’est venue l’idée ?

Je n’ai pas eu l’idée de faire un livre, j’ai été sollicitée.

Comme je faisais beaucoup de photos à Oradour, j’en ai posté quelques-unes sur mon profil FB, et elles ont été montrées par un de mes contacts à un écrivain local. Il avait dans ses tiroirs un projet de livre sur Oradour, il avait le concept, mais il lui manquait le photographe. Il a aimé mon travail et s’est mis en relation avec moi. Il m’a expliqué son projet et j’ai fait un book pour présenter le projet à son éditeur (il avait déjà publié plusieurs ouvrages).

L’éditeur a été conquis et c’est ainsi que la grande aventure éditoriale a commencé, j’ai signé mon premier contrat au début de l’année 2013.

C’est ainsi que mon premier ouvrage en collaboration, « Oradour le dernier tram », est sorti en avril 2014.

Directement l’édition ou d’autres outils ?

J’ai donc commencé à faire connaître mon travail directement par l’édition sans passer par d’autres outils.

Autres moyens utilisés ?

J’ai avant la sortie de mon premier ouvrage créé une page communautaire FB consacrée à la photographie. Elle ne me sert qu’à teaser et faire la promotion de mes ouvrages.

Résultats ?

Mon premier livre s’est très bien vendu, environ 2000 exemplaires sur les 10 premiers mois.

Oradour le dernier tram - Helene Delabre
Oradour le dernier tram – © Helene Delabre

J’ai été ensuite de nouveau sollicitée pour un deuxième qui m’a pris 14 mois de travail et qui est sorti en octobre 2015. Puis j’ai été de nouveau contactée par un auteur pour collaborer, mon troisième livre est sorti au printemps 2016. Je viens de terminer mon quatrième ouvrage en collaboration, il est sorti au printemps 2017.

Je n’ai pas d’autres contrats signés pour l’instant, mais j’ai des projets de livres, plus ou moins avancés. J’ai également été invitée en tant qu’auteure à l’édition 2016 de « Lire à Limoges » qui est un très grand salon littéraire. J’ai également fait des photographies de couverture pour des romans, ainsi que des photos corporate pour des auteurs et je suis invitée à un salon artistique local pour exposer mes photos en septembre prochain.

Conclusion

L’activité éditoriale m’est tombée dessus sans prévenir et j’ai relevé le challenge. Les ouvrages se sont enchaînés et j’y prends beaucoup de plaisir.

J’aime la phase de travail solitaire. J’aime beaucoup moins la phase « maquette » pendant laquelle je dois défendre le respect de mes photos afin qu’elles soient conservées dans leur format d’origine et non recadrées. Il faut aussi gérer ensuite la sortie du livre avec la communication, les medias (radio, télé, presse écrite), etc.

Mais je dois reconnaître que de découvrir enfin l’objet livre après de longs mois de travail est très valorisant.

Bibliographie

Merci à Eric Heymans et à tous les profs du cours sans qui rien ne serait arrivé ! 

Il n’ y a pas de hasard , il n’y a que des rendez-vous!
Paul Eluard

Patrice Niset

A la manière de Mr Jourdain tout étonné de faire de la prose, j’ai commencé la photographie par une discipline dont j’ignorais jusqu’au nom : l’Urbex. Et pourtant, c’est bien en descendant de mes terrils de la région de Charleroi en Belgique que j’ai commencé à repérer des friches industrielles que j’ai visitées et photographiées les unes après les autres. Du patrimoine moribond sans grande signification à mes yeux, de fil en aiguille, je me suis finalement tourné vers le patrimoine vivant, celui tenu à bout de bras par les artisans et les artistes. Ma spécialité, mon dada, ma passion, ce sont le travail manuel et les gestes rares.

Boulimique de travail et de rencontres, j’ai échafaudé autour de mon projet un véritable plan de communication, certes toujours perfectible, mais bien rodé. Site web, réseaux sociaux, je ne laisse rien au hasard. Ce parcours de bientôt 10 ans est jalonné d’expositions plus ou moins ambitieuses, chacune d’elles étant à considérer comme un coup de projecteur à un instant T sur mon travail. Parfois le projecteur avait des allures de bougie, parfois le projet est devenu très ambitieux comme mon exposition de six mois au Domaine du Château de Seneffe en Belgique. J’y ai présenté 19 artisans d’Art : 3 images d’illustration, un objet manufacturé et une scénographie de grande qualité, en un mot, les conditions idéales.

Une Photographie, Un Objet, Une Histoire : Domaine du Château de Seneffe 2014 - se faire connaître en tant que photographe
Une Photographie, Un Objet, Une Histoire : Domaine du Château de Seneffe 2014

L’exposition, c’est le rêve du photographe ! Le graal de la reconnaissance. La matérialisation en deux dimensions d’une scène réelle qui n’existait jusque-là que de façon virtuelle. Mais tout ça est bien relatif. Passée l’excitation de se voir publié, le photographe va devoir gérer un projet plus complexe qu’il n’y paraît.

A la seconde même du vernissage, quand tout est enfin en place, il y a fort à parier que l’artiste ne referait probablement pas la même exposition s’il devait repartir de zéro : pas de panique, l’expo parfaite n’existe pas !

Abstractions Industrielles : Parcours d’Artistes de Saint-Gilles : 2014 - se faire connaître en tant que photographe
Abstractions Industrielles : Parcours d’Artistes de Saint-Gilles : 2014

Exposer, c’est facile ! Bien exposer, c’est un gros travail, celui d’une attention méticuleuse à tous les détails. Mais au lieu de nous intéresser aux détails, parlons de l’essentiel, en guise de rappel, les trucs tellement évidents qu’il est parfois bon de les repréciser !

  1. Cohérence éditoriale : Créez-vous un univers, un style, une patte ! Racontez-nous vos histoires et emmenez-nous avec elles. Trop de photographes n’ont pas de grille de lecture cohérente de leur travail. Jeter du « un peu de tout » à la figure de vos visiteurs, que ce soit en expo ou sur votre site, va vite les décourager. Choisir, c’est renoncer et c’est même la première qualité d’un photographe. Vous n’êtes pas prêt ? Attendez. Vous doutez ? Demandez. Vous aimez l’éclectisme ? Scindez vos univers, vous n’en étonnerez que mieux vos supporters, ceux qui prendront plaisir à venir vous voir et vous revoir. Et qui finiront peut-être par sortir le portefeuille de son nid douillet.
  2. Rigueur : Quelle que soit la taille de votre expo, maintenez le cap sur les exigences scénographiques. Autorisez-vous toutes les folies que vous voudrez mais soyez rigoureux ! La scénographie se travaille, elle fait partie d’un tout ! Sans être exhaustif : – Pensez à des encadrements qualitatifs (pas forcément onéreux) : si vous récupérez des tirages d’une expo précédente, réinscrivez les dans la nouvelle mouture si elle a changé. Gardez des tailles de tirages comparables, voire similaires. Evitez de mélanger la couleur et le noir et blanc. Bannissez les désaturations partielles, c’est le mal !
    – Préférez un labo avec lequel vous aurez un contact et un service. Un imprimeur en ligne vous renverra plus que probablement ce que vous lui aurez confié sans aucune retouche pour contrer les petits problèmes périphériques qu’un amateur même éclairé peut connaître (étalonnages, dominantes, franges …). Un tirage ne vous plait pas ? Ecartez-le même si vous l’avez payé cher et vilain.
    – Travaillez vos cartels, ils sont la trousse à outil pour la lecture de votre expo. Mais n’en dites pas trop, laissez vos visiteurs se perdre dans l’univers que vous aurez construit. Continuez à les faire rêver.
    – Ne surchargez pas, la lecture d’une expo doit être limpide et fluide … lisible
    – Ne mélangez surtout pas les types de supports, choisissez-en un et tenez-vous y.
    – Faites le buz, par tous les moyens, travaillez votre communication tous azimuts
    – Travaillez votre éclairage et consacrez-y un budget si nécessaire

Et n’oubliez pas : l’enfer c’est les autres ! Si vous faites une exposition collective, assurez-vous que tout le monde respecte ces règles sans quoi, vous risquez bien de vouloir piloter la plus puissante des Porsche avec 10 grammes d’alcool dans le sang, un des effets enivrants lié aux expos ! Ne boudez pas votre plaisir, étonnez-nous, amusez-vous !

Sophie Voituron

J’ai débuté la photo à 7 ans, un appareil hérité d’un de mes frères. Ca a été le début de la passion.

A 14 ans, mon premier reflex et des cours de développement en labo à l’école. Jusqu’à mes 25 ans, j’avais toujours un appareil en main, prête à immortaliser une scène familiale ou un paysage.

Mariage, enfants, un boulot très prenant et toujours un appareil pas loin mais plus beaucoup de temps pour y penser.

Et puis un tournant de vie, 39 ans, je viens d’avoir mon 3e enfant, j’ai un boulot qui me prend la tête, je file droit au burn-out. C’est à la mode mais c’est radical comme expérience. Besoin de me retrouver, et là, comme beaucoup d’autres, au détour d’un post Facebook de mon amie Fabienne, je découvre un groupe de devoirs de photo mené par un certain Eric Heymans.

Pourquoi pas, je fonce comme toujours et je poste une première photo dans un devoir « From something to nothing » (ou l’inverse) et la sauce prend, les critiques et commentaires sont intéressants, constructifs et bienveillants. Me voici replongée dans le monde de la photo et très rapidement je me découvre un intérêt particulier pour la photo d’architecture.
Entretemps, j’avais perdu mon père, architecte… une thérapie qui en cache une autre probablement …

Et comme souvent dans mon cas, je prends les choses au sérieux, je bosse, j’apprends, je regarde et au bout d’un an, je me dis qu’il me faut un fil rouge, au-delà de la photo d’architecture, une technique qui me démarque des autres. Je découvre Julia Anna Gospodarou, architecte photographe qui a développé une méthode de post-production bien à elle. J’accroche à son travail, elle propose des workshops, je fonce la découvrir à Athènes.

Et je la sollicite pour un mentoring de 6 mois. Encore une fois, j’apprends: l’histoire de la photo, le travail de grands photographes jusque-là inconnus, j’exerce mon œil en faisant des devoirs de composition et je développe ma technique de post-production.

The Observer - © Sophie Voituron - Faire connaître ses photos
The Observer – © Sophie Voituron

Julia est couverte de récompenses obtenues à de nombreux concours internationaux, j’ai donc logiquement après mes 6 mois de travail, envoyé une de mes photos à l’un de ces concours, le timing était bon, ça ne me coûtait pas cher et j’oubliais aussitôt cette participation.

Fin octobre de la même année, je constate que j’ai reçu un prix (on ne reçoit pas d’email pour nous prévenir), une seconde place en architecture en amateur dans le concours annuel organisé par PX3.
Je suis très étonnée de moi, fière évidemment, mais particulièrement intriguée.
Sur cette première expérience, je propose d’autres photos à d’autres concours reconnus et là encore, je reçois des récompenses.
Cette expérience est très gratifiante, j’ai pu exposer à Berlin suite à ma sélection en tant que finaliste, donc j’ai retiré du concret de ce genre de concours.

Aujourd’hui, ma vision de ces concours a évolué comme mon travail photographique d’ailleurs. Ces concours se multiplient comme des petits pains, tous sur le même modèle. Si on s’écoute, on s’inscrit à 50 concours et on dépense en moyenne 20€ par photo, mais dans quel but?
Se faire connaître? La majorité n’apporte rien d’autre qu’une jolie image de médaille à poster sur votre mur facebook.
Flatter son égo? Certes mais c’est loin d’être suffisant à mon goût.
Prendre un statut pro? Là, ça me parle, en effet, ça donne tout de suite un aspect sérieux d’avoir gagné des concours, mais encore faut-il en faire quelque chose.

Cette année, j’ai sélectionné deux concours (dont un gratuit) et présenté un travail beaucoup moins typé, donc beaucoup moins remarquable. Ce que je veux en retirer? Evaluer ma propre évolution de mon travail. Si mon travail est récompensé, super, je tiens le bon bout par rapport à mon évolution, si je ne suis pas récompensée, et bien mon travail restera probablement plus intimiste et pourquoi pas d’ailleurs?

© Sophie Voituron - Faire connaître son travail de photographe
© Sophie Voituron

Pour les livres, c’est comme pour les concours, de fil en aiguille, j’ai proposé de l’aide à une personne qui elle-même connaissait une personne qui avait besoin d’un photographe pour faire un livre.

En résumé, envie et énergie sont les éléments qui m’ont amenée où je suis, et quant à dire où je vais… ?
On en reparle dans 6 mois?

Note : J’ajoute quelques liens qui illustrent la travail de Sophie

  • BEST OF ARCHITECTURE Photography BOOK (Novembre 2016 – Version en ligne)
  • Le site web de Sophie, c’est par ici !
  • Une émission de la RTBF qui parle des livres auxquels Sophie a contribué (Màj 01/2019 : retirée du site de la RTBF malheureusement)

Eric Ostermann

Mes débuts en photographie

J’ai toujours été attiré par l’art sans vraiment y toucher. Plus jeune, j’étais à l’internat et je me suis inscrit à un atelier photo/développement noir et blanc mais celui-ci était surtout basé sur le développement, puis à un cours du soir en audiovisuel que j’ai abandonné pour d’autres occupations.

Je me suis ensuite quelque peu désintéressé de tout ça, tout en ayant souvent un appareil photo sur moi qui ne me servait juste qu’à mettre en boite mes souvenirs, les commentaires sur ces photos étaient souvent positifs.

Il y a une dizaine d’années, armé d’un appareil Reflex Olympus e-20 à objectif non-interchangeable, j’ai commencé à arpenter les sites web traitant de photographie, je me suis alors arrêté sur un site de critiques photos, le genre de site qui vous met un claque dès le premier post.

Ma photo qui pour moi était si parfaite s’est vue démontée en 5 secondes et ç’est là qu’il faut soit se remettre en question, soit persévérer !, et j’ai choisi cette dernière option.

Le site en question ayant cessé ses activités et avec l’arrivée de pages dédiées sur Facebook, je me suis inscrit sur la page «  les devoirs d’Eric Heymans » (note : ce groupe n’existe plus), des thèmes photos chaque semaine, critiqués par des membres avisés, ce qui fut un réel « boost » dans mon apprentissage, ça et les nombreux sites et tutos disponibles sur le web.

La suite

La suite logique pour moi a été de créer une page Facebook à mon nom afin d’y faire découvrir mon travail photographique, cela fonctionnait et mes publications étaient plutôt bien appréciées par les gens qui me suivaient.

Mais ?

Il manquait quelque chose: je faisais des photos de tout et n’importe quoi et dans le lot, je me suis mis à arpenter les rues de Bruxelles, de jour, de nuit, sous la pluie et sous la neige. Même si ces publications-là remportaient un franc succès, elles finissaient par se perdre assez rapidement dans les méandres de ma page.
Il manquait un fil conducteur à celle-ci.

M’est alors venu l’idée de créer une page Facebook dédiée uniquement aux photos de Bruxelles. J’ai voulu que cette page puisse être trouvée facilement et lui ai donc donné un nom qui commençait par « Bruxelles » (Bruxelles en Photographie par Eric Ostermann).

Je me suis dit que de cette manière, lors d’une recherche sur « Bruxelles » sur cette plateforme , elle aurait plus de chance d’apparaitre rapidement. Cela a fait mouche puisque qu’en un peu plus de deux ans , ma page compte plus de 13.000 membres (19.000 en ce début 2019) .

Eric Ostermann - Avenue Louise - Bruxelles en photographies
Eric Ostermann – Avenue Louise – Bruxelles en photographies

J’ai alors fait la même chose pour Instagram plus récemment, et mon compte en est actuellement à plus de 4.000 membres

Egalement présent sur Twitter, j’ai un peu plus de mal avec celui-ci bien que les « retweet » sont fréquents.

Parallèlement à cela, j’ai créé mon site web via la plateforme Smugmug et à partir duquel je reçois pas mal de visites et d’emails.

Il va de soi que je suis de plus en plus sévère avec moi-même sur ce que je poste sur le net et que beaucoup de mes photos « trop imparfaites » ne sont jamais publiées. Je tente de ne garder que le meilleur et de ne pas poster trop de photos dans la même journée.

J’ai pour le moment deux « projets » principaux qui sont les photos de Bruxelles en reflets (flaques, vitres, etc. …) et les photos de Bruxelles vue des immeubles les plus haut de la ville.

Les retours dans ça ?

Les premiers retours que j’en ai, sont les très nombreux commentaires, messages, remerciements, et mentions j’aime qui accompagnent chaque publication.

Ensuite, cela m’a ouvert un certain nombre de portes :

  • Lorsque je demande une autorisation pour aller dans certains endroits habituellement inaccessibles, le fait d’avoir une page comme la mienne donne un cachet plus sérieux à ma demande et favorise une réponse positive.
  • Les invitations en tant que photographe à de gros évènements Bruxellois, l’accès aux « front stages » lors de concerts, etc.
  • J’ai aussi le plaisir grâce à ma page, à Instagram et à mon site web  de recevoir des demandes de collaboration avec des agences de pub ou de promotion de la ville,  des personnes intéressées par l’achat de mes créations, des propositions de lieux pour les photos, etc.
  • Cela m’a finalement amené à faire ma première exposition de laquelle j’ai également eu de bons retours.

Il y a encore beaucoup de projets en cours, ce n’est toujours que le début !

Et Vous ?

Dites moi en commentaire quels sont les moyens que vous utilisez? Avez vous découvert des outils dans cet article que vous ne connaissiez pas ? Connaissez-vous d’autres outils dont je n’aurais pas parlé ?

A bientôt,

Eric

Eric Heymans

Eric Heymans

Bonjour et merci pour votre passage ici ! J’ai acheté mon premier reflex numérique en juin 2009 à 44 ans (il n’est jamais trop tard !). Ce qui ne devait être qu’un hobby s’est très vite transformé en … passion! Le retour que fait le public de mes images me conforte dans l’idée de partager mes expériences et de créer le blog que j’anime depuis juin 2012.

Faites entendre votre voix dans les commentaires ci-dessous !

36 réflexions sur “Faire connaître ses photos ou son travail de photographe”

  1. Bonjour Eric,
    merci beaucoup pour cet article très intéressant et , surtout merci de partager avec nous vos connaissances et votre expérience car la plupart des sites que vous évoquez m’étaient totalement inconnus. C’est très généreux de votre part.
    Aujourd’hui je suis redevenu photographe amateur et je ne photographie plus que lors des mes voyages et, c’est la raison pour laquelle je poste mes photos sur les sites suivants: Le Routard, Lonely Planet, National Géographique,etc… mais je dois avoué que les retours restent très rares.
    Exemples: – contacté via Le Routard pour une exposition dans la région du Touquet
    – photo exposée à Londres par Lonely Planet
    – photo retenue avec 14 autres pour une couverture d’un numéro du magazine National Geographic. Malheureusement même si j’avais reçu le contrat de vente et la maquette ce projet n’a pas abouti.
    Je vais donc suite à la lecture de votre article réorienter et complèter la diffusions de mes photos.
    Félicitations également à vos invités pour leur parcours.
    Cordiales salutations,
    Francis

    1. Eric Heymans

      Bonjour Francis,
      Merci pour votre retour d’expérience.
      Je n’avais pas pensé aux moyens dont vous parlez, mais je comprends aussi que vous n’en avez pas obtenu le retour escompté.
      Persévérez et vous y arriverez.
      Cordialement,
      Eric

  2. Bonsoir,
    Je vous remercie moi aussi pour ce partage, c’est sûr que ce n’est pas évident quand nous ne sommes pas pro, mais que nous voulons malgré tout poster nos photos à montrer.
    Je mets souvent des photos sur Facebook, et je vois que les gens qui y répondent sont mes amis très proches. Beaucoup de vu malgré tout mais aucun retour.
    Des forums de photographie, pour ma part ne m’ont jamais aidé, car je n’ai jamais eu de retour non plus pour savoir si j’avançais bien dans la photo. Car n’étant pas pro, quand on fait des erreurs comment les corriger seul…
    Mais grâce à ces mots, je vais essayer de revoir ça, et relancer mes créations et mais démonstration photographique.

    Merci

    Sinon pour YouTube, je pense que c’est un très bon support vidéo, vlogging (comme ma chaine angelsvlogging) mais pour la photo je ne pense pas.

    Bonne soirée.

    1. Eric Heymans

      Merci Annie pour votre commentaire.
      Un seul mot d’ordre : continuez à partager !
      Belle journée,
      Eric

  3. Bonjour,

    Votre article est extrêmement intéressant. Je me suis moi-même posé ces questions et j’ai des réponses similaires aux votres.

    Par contre je suis étonné de ne pas voir de mention de sites spécialisés en photo comme 500px, 1x, Behance, DeviantArt… ni des book en ligne ; book.fr, bookspace, kabook…

    Est-ce un oubli ou juger-vous que ces sites ont un intérêt faible du fait de leur spécialisation ?

    Pour ma part, j’ai commencé par un compte sur 500px qui est un réseau social spécialisé, puis j’ai créé en parallèle un site perso wordpress. Les publications du site sont ensuite relayées automatiquement sur tumblr et twitter. J’ai de bons retours sur 500px alors que les autres medium semblent avoir moins d’impact.

    Depuis que je me suis fait des cartes de visite, j’ai nettement plus de visite sur mon site perso. Il me semble que dans la recherche de visibilité, c’est un élément à ne pas négliger.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Joanny,
      Je mentionne 1x et 500px dans le tableau comparatif mais il est vrai que je n’en parle pas dans l’article.
      J’ai choisi de ne pas parler de Behance ou DeviantArt car ils sont de la même veine que 1x ou 500px et leur popularité au sein du grand public est plus restreinte.
      En ce qui me concerne, un site tel que 1x ou 500px est surtout utlisé par les photographes, tant au niveau des publications que des utilisateurs finaux.
      Finalement, les photographes parlent aux photographes et ce n’est paut-être pas le meilleur moyen de se faire connaître.
      Quant aux book en ligne, je n’ai jamais envisagé d’en parler car je n’ai pas fais de recherches à ce niveau là.
      De manière générale, et mis à part le fait d’avoir son propre site web, j’ai expérimenté que l’utilisation d’une plateforme dédiée profite surtout… à la plateforme dédiée.
      En publiant du contenu sur un tel site, c’est la renomée du site qui augmente et pas tellement la renomée du photographe.
      Quoi qu’il en soit, je vais tout de même aller voir de plus près les sites dont vous parlez et j’adapterai l’article en fonction.

      Merci pour votre commentaire.
      A bientôt,
      Eric

      1. Merci Eric pour cette réponse.

        Encore une fois, je ne peux qu’être d’accord avec vous. La plateforme dédiée profite plus que vous de la popularité. C’est d’ailleurs pour ça que, jusqu’à maintenant, j’ai fait le choix de ne pas être présent sur FB ni personnellement ni en tant que photographe.

        Les books en ligne sont pour moi, un moyen de donner une visibilité ciblée, notamment entre modèle et photographe ou dans le cadre de la démarche d’agence.

        500px se défini lui-même comme un réseau social pour photographe. C’est pour moi un bon moyen de jauger mes photos et de temps en temps avoir l’opportunité d’un bon retour par commentaire qui me permet d’améliorer ma pratique.

        A bientôt, au plaisir de lire vos prochains articles.

        Joanny

  4. Bonjour,
    Je suis étonnée de retrouver FB comme conseil n°1 pour obtenir de la visibilité sans aborder la thématique des droits d’images. Il me semblait que toute photo publiée sur le réseau impliquait soit une renonciation des droits d’auteurs soit un partage de ces droits avec FB, ce qui conditionne nécessairement un éventuel commerce de ces mêmes photos publiées. Un avis éclairé? Merci.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Laure,
      En publiant du contenu sur Facebook ou Instagram vous octroyez à ces réseaux sociaux le droit de diffuser gratuitement et mondialement ce contenu.
      En fait, vous octroyez ce droit dès votre inscription et quel que ce soit le contenu.
      Sans l’octroi de ce droit, il serait impossible pour n’importe quel réseau social… d’exister.
      Il y a beaucoup de bruit autour de ces droits mais personnellement, et je suis attentif à ce point, je n’ai jamais lu ou entendu que Facebook (ou autre) ait utilisé quel que contenu que ce soit à des fins commerciales. Si vous parvenez à me citer un seul écart par rapport à ce que je viens de dire, je suis preneur.
      Les conditions générales stipulent clairement que vous restez propriétaire de vos droits d’auteurs et vous ne les partagez pas avec Facebook.
      Facebook gagne des milliards avec la publicité et honnêtement, je ne vois pas pourquoi ils passeraient du temps à tenter de gagner quelques Euros avec l’utilisation d’images d’autrui.

      Si vous êtes inquiète malgré tout, le moyen le plus efficace est d’utiliser votre propre site web et de ne partager que des liens sur Facebook.
      De cette manière, le contenu reste sur une autre plateforme.
      Ceci dit, au moment du partage du lien, Facebook (ou autre) télécharge l’image en question… pour pouvoir la montrer.

      Pour obtenir l’information à la source, vous pouvez consulter ce lien : Facebook Policies qui explique en long et en large tout ce qu’il faut savoir.

      En résumé : beaucoup de gens alarment d’autres gens à propos d’un fait qui, en pratique, n’est jamais avéré.
      Le vrai problème réside dans le fait que des personnes peu scrupuleuses utilisent les images d’autres personnes alors qu’elles n’ont aucun droit de le faire.
      Mais ça, cela n’a rien à voir avec Facebook.

      Belle journée,
      Eric

  5. Bonjour,

    Vous parlez de sites spécialisés pour photographes tels que Jingoo, Smugmug ou encore Zenfolio. Pourquoi ne pas s’intéresser aux plateformes françaises comme NetFolio ? Elle aussi est spécialisée dans la création de sites spécialement pour les photographes.

    Sinon, article très intéressant !

    1. Eric Heymans

      Bonjour Marie,
      Je n’ai pas parlé de Netfolio parce que je ne connaissais pas.
      Il ne s’agit pas d’un manque d’intérêt.
      Je viens de visiter le site et cela me semble intéressant.
      Merci pour votre commentaire qui me l’a fait découvrir.
      Belle journée,
      Eric

  6. Les plate-formes sociales n’aident pas réellement à faire connaître un site de photos car les internautes n’iront pas au-delà d’un simple lien et visitent rarement votre site.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Bernard,
      J’imagine que vous décrivez votre propre expérience et je conçois que les médias sociaux ne sont pas toujours le moyen de faire connaitre son site web.
      Cependant, mes propres statistiques montrent que les médias sociaux, et en particulier Facebook, apportent un certain niveau de trafic.
      Alain Laboile (par exemple) s’est essentiellement fait connaître par Facebook.
      Un de mes amis photographe, repris dans cet article, a vu sa reconnaissance accroître fortement dès lors qu’il a intensifié sa présence sur Facebook.
      Je ne dis pas que son site s’est vu pris d’assault mais bel et bien que Facebook contribue chaque jour à le faire connaître.
      Belle journée !
      Eric

  7. Bonjour,

    Je viens de créer mon site et aurais besoin de quelques conseils pour le référencer; votre page « faire connaître ses photos » ne semble pas tout à fait correspondre à mes besoins; le souci n’est pas tant de me faire connaître du grand public, ni de vendre mes photos, mais de faire connaitre mes images auprès des revues photographiques nationales ou au-delà; ce site a été créé avec Wix. En vous remerciant pour vos conseils avisés; je ne me suis jamais inscrit non plus sur les réseaux sociaux, pas très tenté à vrai dire… Quant au référencement : Google, a priori, mais vos conseils sont bienvenus.
    Question subsidiaire, peut-on tester un site sur tablette … avec seulement un écran PC, simplement pour savoir si le format du site est adapté; probablement Wix a dû prévoir cela.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Jean-Marc,

      Pour faire connaître vos photos par la presse nationale ou internationale il n’y a pas de recette miracle.
      Je ne me suis jamais posé ce genre de question puisque ce n’est pas mon objectif.
      Si je devais le faire, et après avoir réfléchi un peu, je pense que je leur adresserais un courriel directement avec un exemple de photo dans l’email et un lien vers mon site.
      Le fait que vous n’ayez pas de comptes sur les réseaux sociaux vous défavorise. Le monde est ainsi fait aujourd’hui qu’il s’agit du vecteur principal pour atteindre de manière ciblée tout type de personne ou d’entreprise… ou de revues et magazines. Je suis quasiment certain que les revues que vous ciblez sont présentes sur les réseaux sociaux.
      De mon côté, j’essaierais de me faire remarquer sur la page facebook…
      La presse spécialisée est un monde « professionnel ».
      Si d’aventure une personne travaillant pour un magazine devait visiter votre site, il s’arrêterait sur la page d’accueil parce que vous utilisez la version gratuite de WiX.
      Cette version ne fait pas très « professionnel ». Par ailleurs je n’ai pas réussi à visualiser vos images en grande taille et il est assez difficile de se faire une idée précise de la qualité de vos images.

      Cette remarque m’amène au référencement.
      Avec la version gratuite de WiX, il vous sera très difficile d’obtenir un référencement correct.
      Vous devriez passer sur votre propre nom de domaine et activer un certain nombre d’options qui sont décrites ici :
      https://fr.wix.com/blog/2017/02/28/seo-comment-bien-referencer-son-site-wix/

      J’ignore si WiX a prévu un outil de visualisation pour tablette.
      Il existe un outil qui fonctionne dans n’importe lequel des navigateurs :
      http://quirktools.com/screenfly/#u=https%3A//noyellejeanmarc.wixsite.com/site-photo-jmn&w=1024&h=768&a=22
      J’ai pré-rempli les champs….
      En utilisant les icones en haut à gauche, vous pouvez passer d’une tablette à un smartphone ou un pc portable en choisissant les différentes tailles possibles.

      Vous avez donc un peu de pain sur la planche…

      Belle journée,
      Eric

  8. robertpilat

    Bonjour Eric
    Je vous ai contacté en Avril dernier , puis j’ai du laisser la photographie de coté pendant tout ce temps ; à présent je veux me procurer Ligthroom 6 sans abonnement , je me suis informe sur des forums notamment phototrend ou il apparaît que ce logiciel est très difficile à installer , en cause adobe qui préfère nous vendre la version CC . Pouvez vous m’aider ?

    1. Eric Heymans

      Bonjour Robert,
      Hélas non.
      LR sans abonnement n’existe plus et je ne possède moi-même aucune copie de ce logiciel.
      Peut-être faudra-t-il vous tourner vers un autre logiciel comme ON1, Capture One ou Affinity Photo !
      Cette politique d’Above est controversée mais malheureusement incontournable pour qui souhaite conserver des mises à jour régulières.
      Belle journée,
      Eric

      1. Bonjour
        et merci , c’est dommage pour LR6 , bonne journée à vous .

      1. robertpilat

        a première vue ce logiciel à beaucoup de similitude avec lightroom , serait ce un enfant caché de adobe pour garder de futurs utilisateurs , sans aucunes contraintes – pour le moment-

      2. Eric Heymans

        Darktable est un excellent outil. Fort heureusement, ils n’ont strictement rien à voir avec Adobe…
        L’outil est très puissant et je connais plusieurs photographes pro qui l’utilisent dans leur job.

  9. Bonsoir,

    merci pour votre article très instructif !
    Je suis, depuis toujours, une photographe professionnelle « génération argentique » regardant depuis sa porte les méandres des réseaux sociaux sans y avoir mis un demi orteil par méconnaissances, découragement ou autres freins…
    j’ai malgré tout un site, et j’ai conscience que non relié aux dits réseaux, ne sert à rien, si ce n’est de pouvoir dire allez voir mon site.
    J’ai fait des expos, et tenté des concours, festivals et autres, proposer des thématiques à des galeries en ligne,
    -c’est trop artistique, parait il?
    Mes images seraient « thérapeutiques »
    ce qui se sent c’est qu’à ce jour je ne peux éteindre cette passion qui m’anime, mais je suis dans l’impasse pour du côté commercial
    Je suis contente d’avoir pu lire votre article et vous remercie de me lire
    ma question : vers qui m’adresser ?
    J’accepte tous les avis constructifs
    Caroline

    1. Eric Heymans

      Bonjour Caroline.

      Si vous mentionnez que vos images sont trop « ceci » ou « pas assez cela », cela veut dire que vous accordez beaucoup d’importance au regard des autres sur votre travail.
      Votre travail, c’est votre travail !
      Je ne comprends d’ailleurs pas ce que « thérapeutique » veut dire à propos d’une photo.
      Aussi, ce qualificatif me semble issu d’une seule personne…

      Vous me demandez vers qui vous adresser. Mais pour faire quoi ?
      Si vous cherchez de l’aide, il est important de définir de quelle aide vous avez besoin et quel est votre but !
      Le côté commercial de la photographie englobe tellement de possibilités que je ne peux juste pas faire un état des lieux complet !

      Belle journée,
      Eric

  10. Merci Eric, de votre implication; la lecture de votre article et de vos réponses aux interventions des lecteurs est pour moi hautement instructive. Je m’abonne !
    Je ne suis pas arrivé chez vous par hasard, c’est bien sûr suite à une recherche sur les moyens de faire connaître et vendre mon travail photographique … Preuve que vous êtes bien référencé !

    Pour faire court, un paquet WordPress en .com assorti d’une vitrine FaceBook permettraient un démarrage avec quelques chances ? Je parle ici du plan technique de communication, pas de la valeur du contenu 😉

    Merci encore, bonne continuation.

    JpP

    1. Eric Heymans

      Bonjour JjP,

      Merci pour votre commentaire et votre abonnement.
      Je n’écrit plus très souvent (le temps, toujours le temps) et quand le moment viendra, j’espère ne pas finir dans vos spams.
      En effet, le domaine de votre email est super hyper strict par rapport aux « newsletter » et ce ne sera pas la première fois que mes messages n’arrivent pas aux destinataires de ce domaine.

      Mais trêve de digression et retour à votre question !

      Pour WordPress et Facebook, certainement !
      Si par « .com » vous voulez dire wordpress.com, alors non.
      Si par « .com » vous voulez dire votre propre hébergeur et votre propre nom de domaine, alors oui.

      Vous pourriez aussi envisager un compte Instagram si votre public cible est aussi composé de jeunes.

      L’aventure « WordPress » n’est pas forcément facile à mettre en place.
      L’apparente facilité d’utilisation est conditionnée par une courbe d’apprentissage.
      Le monde de « Google » et du référencement nécessite aussi des notions de base nécessaires pour l’obtention de résultats.

      Je ne souhaite pas vous décourager! Il est important pour moi de dire les choses sans le côté « marketing » que l’on trouve souvent sur le net.
      Je devrais peut-être bâtir une formation dédié à ce sujet.

      Belle journée,
      Eric

      1. Merci Eric de cette réponse rapide dont l’e-mail m’est bien parvenu (mansuétude ou distraction de l’hébergeur de mon courrier).

        « Si par « .com » vous voulez dire votre propre hébergeur et votre propre nom de domaine, alors oui. »
        Dois-je en déduire que le recours à WordPress n’implique pas nécessairement l’hébergement chez eux ?
        Quel est alors l’intérêt de passer par leurs services (« Pour WordPress et Facebook, certainement ») ?

        Bien noté pour Instagram.

        Pardonnez mon coté Candide, je n’ai aucune expérience dans ce domaine, mais je suis disposé à (essayer d’) apprendre . J’approuve votre démarche et votre façon directe de dire les choses.

        Cordialement,

        Jean-Pierre

  11. stephane perez

    L’article est vraiment très intéressant.
    N’hésitez pas à visité mon site officiel avec les photographies Corse.

  12. Il n’est jamais facile de se faire connaitre. Déjà que c’est difficile pour une entreprise d’une taille plus ou moins importante, c’est encore plus difficile pour les entrepreneurs et les artisans. Cet article est très intéressant car on voit que tous les artistes n’ont pas fait le même parcours. Comme quoi, tous les chemins mènent à Rome mais il faut bien choisir le chemin.

  13. Merci beaucoup Eric pour votre article. Ma copine me l’a envoyé par mail car elle l’a trouvé en faisant un recherche, et du coup j’ai pris le temps de le lire et ça me donne vraiment envie de poursuivre dans cette voie qu’est la reconnaissance de mon « travail » car je n’en dépends pas financièrement.

    Je suis étudiant mais passionné de photographie depuis longtemps et je me rends bien compte avec vos explications que je cherche trop vite la reconnaissance de ce que je fais. Prendre mon temps sera sûrement plus intéressant à long terme pour moi si je souhaite en faire ma profession dans le domaine scientifique.

    En tout cas merci à vous pour ces explications simples et claires, merci à vos ami pour leurs témoignages tout aussi intéressants et motivants les uns que les autres.

    Bien à vous

    Nann

    1. Eric Heymans

      Bonjour Nann,

      Merci pour votre commentaire.

      La première personne à qui vous devez plaire, c’est vous-même !
      Ensuite, les personnes qui vous ressemble ou qui s’identifieront à votre travail vous le feront savoir d’une manière ou d’une autre.
      L’important, c’est de continuer à communiquer.

      Il y a le savoir faire, et le faire savoir…

      Belle journée,
      Eric

  14. Bonjour,
    Merci de cet article fort intéressant. Voici ma petite histoire.
    Au départ, je ne suis pas du tout photographe, excepté avec le smartphone pour des souvenirs d’événements particulier. La photo ne m’intéresse pas plus que ca.
    A la base, je suis passionné d’astronomie. Depuis mon adolescence (maintenant, j’ai 40 ans), je bouquine astro j’observe le ciel à l’œil nu et à l’aide d’un petit telescope de supermarché. Je me suis même lancé dans des etudes pour devenir astrophysicien. Mais, le niveau etait trop elevé pour moi. Je me redirige alors vers des etudes plus techniques.
    Chemin se faisant, je laisse un peu de côté l’astronomie, commence à travailler et fonde une famille.
    Il y a 5 ans, j’acquière une maison à la campagne, avec du terrain. Mon vieux telescope, remisé au garage et prenant la poussiere est à nouveau de sortie.. J’en trouve rapidement les limites.
    Mais depuis mon adolescence, le matériel s’est démocratisé, et je peux enfin m’offrir un équipement à un prix raisonnable.
    C’était il y a 2ans. Apres une petite periode d’apprentissage, je commence à vouloir faire de l’observation sérieuse.. D’abord la lune, puis d’autres objets du ciel..
    Vient alors une idée : ce jour-là je suis seul, ma famille en voyage, et j’ai l’idée de leur envoyer ce que j’observe par l’oculaire..
    J’attrape mon smartphone et prends quelques photos. Je ne le sais pas encore, mais cela va être un geste initiatique..
    Ces photos au vu des conditions ne sont pas mal du tout.
    Je fais la même chose avec saturne, et surpris j’obtiens des resultats ! Je tente meme le coup avec la galaxie d’andromede. Bon le resultat sera plus exotique…
    Avec mon matériel astronomique, mes observations autres que la lune sont plutôt decevant, les objets du ciels profond restent inaccessibles..
    Apres, avoir echangé sur un forum d’astronomes (webastro), je prends la decision de m’acheter un reflex. Et je me lance.
    Mon travail actuel, dans l’imagerie, me permet de comprendre rapidement les techniques d’acquisitions d’images. J’apprends les techniques de post traitement via le forum et via divers tuto du net. Les progrès sont rapides, et j’obtiens enfin ce que je veux : voir les beautés de l’univers.
    Ce hobbies me plait, et dès que je peux, le passe la nuit dehors.. A ce moment là, je partage mes photos avec quelques membres du forum, de la famille et quelques collegues. Je m’inscris également sur Flickr, pour y stocker les images et plus facilement les partager. Mais je ne cherche pas de diffusion.
    Il y a 8/9 mois, je suis en vacances au bord du leman. Lors d’une balade, le soleil est couchant et magnifique. J’ai mon appariel sur moi, et je shoote. Ce seront mes 1eres photos de jour digne de ce nom. Quelques semaines plus tard le ciel est capricieux, difficile de sortir le matériel astronomique. Je me mets alors à la photo de jour. Essentiellement le paysage. Et là c’est la révélation. Je trouve ca génial. Décors enneigé, coucher de soleil… Depuis, je n’ai pas arreté. Je fais même plus de photo de jour que de nuit. Toujours axé autour de la nature : paysage, astronomie, animaux. Quelques monuments.
    Toujours grâce à internet, je me suis formé à plus de technique : le cadrage, l’hyperfocale, prise de sujet en mouvement.
    Je me suis aussi perfectionné en post traitement. Je suis capable maintenant de mieux faire dire à une photo ce que j’ai dans la tête. Au point de récupérer de vieille photo et les retravailler…
    Depuis peu, je prépare ce que je veux faire. Avant, j’avais l’appareil et je shootais. Maintenant, j’imagine ce que je veux prendre, je repère où je peux le faire et j’y vais.
    Avec l’expérience, j’ai aussi appris qu’il vaut mieux être seul car ca peut devenir un ennuie pour l’entourage. L’entourage apprécie beaucoup les clichés mais pas la production de ceux-ci..
    Aujourd’hui, j’utilise flickr comme un outil de diffusion de masse et plus seulement un outil de stockage/partage pour les proches. Je ne suis pas très facebook. Mais je me dis qu’il va falloir que je l’utilise..
    Je me documente aussi sur la manière de monter un site internet.
    Et à présent et c’est ce qui m’a fait consulter votre article, je songe à exposer et/ou vendre mon travail.
    Il s’avere que plus le temps avance, plus c’est une évidence : je voudrais en faire une profession.
    Bien sur, les obstacles sont nombreux, à commencer par subvenir à ma famille. Je me donne donc du temps, comme toujours, une dizaine d’années. Le temps que les enfants acquièrent leur autonomie.
    La photo me permet d’avoir ce temps de repos, de clairvoyance, de calme. La nuit, pour l’astrophoto, tout est calme et paisible.
    Il y a peu, j’ai fait un lever de soleil : moment magique ou l’astre du jour franchi l’horizon..
    Voilà pour ma petite historie que je voulais partager.
    Au travers de votre article et témoignages, je retrouve des éléments de ma propre experience… Et quand je vois le temoignage d’Hélène Delarbre, je m’y identifie parfaitement..

    Bien cordialement

    Dave

    1. Eric Heymans

      Bonjour Dave,
      Merci pour votre témoignage et votre histoire.
      Partager est toujours source d’inspiration.
      Belle journée et bonne continuation sur votre chemin de photographe !
      Eric

  15. Très bon article que j’ai du lire à plusieurs reprises à chacune des étapes. J’apprécie également la qualité de vos réponses. Bref juste pour vous dire merci pour votre partage d’expérience.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Serge,
      Avec plaisir.
      Si vous avez appris quelque chose, mon but est atteint !
      Belle journée,
      Eric

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