Taille des capteurs et bruit numérique

Pourquoi investir dans les 12,16 ou 24Mpx,  voire plus, d’un Reflex alors que certains Compacts, vendus bien moins chers, proposent la même «définition» ? Pourquoi choisir un Reflex équipé d’un capteur 24×36 (Full Frame), plutôt qu’un Reflex APS-C, ou pourquoi un APS-C plutôt qu’un Bridge ou un Compact ? Et bien ..

Capteur et bruit numérique

Pourquoi investiriez-vous dans les 12,16 ou 24Mpx (millions de pixels), voire plus, d’un Reflex alors que certains Compacts, vendus bien moins chers, proposent la même «définition» ?

Pourquoi choisir un Reflex équipé d’un capteur 24×36 (Full Frame), plutôt qu’un Reflex APS-C, ou pourquoi un APS-C plutôt qu’un Bridge ou un Compact ?

Grands sujets!

De manière générale, parce que le rendu de l’image que vous prendrez est de bien meilleure qualité, tant dans les détails que dans la gestion de la profondeur de champ.  De plus, les grands capteurs gèrent (beaucoup) mieux les prises de vue en basse lumière.

Encore faut-il le démontrer!  Allons-y.

Le bruit numérique maîtrisé

Avant l’arrivée du numérique, le capteur photographique le plus populaire était le film (pellicule argentique 35mm) lui-même dont le format « 24mm x 36mm » a servi de base à l’élaboration de tous les standards que nous connaissons aujourd’hui, notamment pour la définition des longueurs focales que nous retrouvons sur les objectifs.

L’image ainsi captée se trouve «imprimée» sur le film et doit être développée suivant une méthodologie et des techniques bien définies.

L’arrivée des technologies liées à la transformation de la lumière en courant électrique, et les technologies liées à la miniaturisation des composants ont permis la création de composants «photo sensibles».

Les composants qui captent la lumière sont représentés par les fameux «pixels». Ils sont fabriqués pour ne capter qu’une lumière primaire – Rouge ou Vert ou Bleu. Il faut au minimum 3 pixels pour définir une couleur. Dans la majorité des appareils modernes, vous trouverez 1 capteur Rouge, 1 capteur Bleu et 2 capteurs Vert.

Il «suffisait» dès lors, pour les constructeurs (ces petits malins), de placer un nombre suffisant de « Pixels » sur une surface suffisamment petite pour pouvoir l’intégrer dans un boitier compact.

Le capteur était né et avec lui, la photographie numérique (merci beaucoup).

Au jour d’aujourd’hui, ces capteurs existent sous différents formats dont les principaux sont repris dans la figure ci-dessous (les proportions sont respectées).

Il existe des capteurs d’un format plus grand que le 24×36 mm, on parle alors de « moyen format ». Le Pentax 645D qui est sorti récemment a un capteur de 36x44mm et 40Mpx. Son prix tourne autour des 10.000€. Ce capteur est le même que celui qui équipe le Hasselblad H4D-40 qui est … encore plus cher.

Au delà, il existe encore les chambres 4,5×6, 6×6, 6×7, 6×9 …cm qui demandent encore des films argentiques.
Il existe encore d’autres formats, tels que le 4/3 qui est un peu plus petit  que le format APS-C (et, comme son nom l’indique, son rapport est de .. 4 sur 3. Il produit des images plus « carrées »).  Je renvoie les matheux vers le second article sur le sujet .. 🙂

La figure suivante montre quelques exemples de boitiers dans lesquels ces capteurs sont installés….. et leurs prix (Avril 2012 – Source  www.wshop.be ).

Le nombre de pixels sur un capteur s’appelle la «Définition».
10 Mpx représente une définition de 10 millions de pixels ;
22,3 Mpx représente une définition de 24,5 millions de pixels.

Du tableau, il y a immédiatement une chose qui saute aux yeux :

16 Mpx sur le Nikon D4 (format 24×36) et 14 Mpx sur le Nikon Coolpix S3100 (format 1/2,3’’). Maintenant comparez lez tailles des rectangles OR (24×36) et BLEU (1/2,3’’) du dessin (Figure 1) !!!

Pour faire tenir ces 14 Mpx sur la surface BLEUE, il faut que les « Pixels » soient plus petits que ceux qui occupent la surface OR… environ 30x plus petits …. en fait.

Et il n’y a pas de secret, plus les « Pixels » sont petits, moins ils captent de lumière!

Moins ils captent de lumière, moins ils produisent d’électricité (souvenez-vous qu’ils transforment la lumière en électricité).

Moins ils produisent d’électricité, plus il faut amplifier ce signal électrique pour qu’il soit utilisable par le processeur de l’appareil !

Le signal électrique ainsi produit n’est pas «pur». Il contient des imperfections, des parasites, que l’on nomme le «bruit numérique», comparable au «grain» en argentique. Pour visualiser ce bruit numérique, voici quelques graphiques (les échelles sont personnelles et ne servent que à visualiser le phénomène) :

I1 : Intensité électrique initiale du courant produit avec un petit capteur (1/2,3’’ par exemple) en BLEU, avec son «bruit numérique» en GRIS

I1’ : Le même signal amplifié. On voit que la courbe du bruit numérique est amplifiée dans les mêmes proportions

 

 I2 : Intensité initiale d’un grand capteur en VERT (APS-C par exemple) avec son bruit numérique en GRIS.

On voit bien l’intensité différente du «bruit» (en GRIS) pour un signal global d’intensité (de hauteur) équivalente.
Si j’osais le dire …. il n’y a pas photo .. :o)

Ce phénomène est comparable à ce que l’on connaît en enregistrement musical, sauf qu’ici, on « voit » le bruit au lieu de l’entendre.

Mais ce bruit numérique, d’où vient-il ?

La majorité du bruit provient de la conversion analogique/digital A/D. En effet, la lumière est « Analogique » et le signal ressemble, de manière très (très très) simplifiée, à une sinusoïde. Le fichier stocké sur la carte mémoire est « digitale » (des 1 et des 0). Elle est ainsi produite par un procédé appelé : Quantification.

 Forme du bruit numérique d'un capteur photo

Un convertisseur « transforme » le signal « analogique » en signal « digital ». Ce schéma est très (très) simplifié également .. 😮

Ce signal digital contient des informations de couleur, d’intensité, etc…

Un codeur 8 bits produit une « colonne » contenant 256 informations.

Un codeur 14 bits produit une « colonne » contenant … 16.384 informations.

On trouve peu d’info sur le nombre de bits produit par les compacts. Sur les reflex, certains bridges et compacts « haut de gamme », il est possible de sauvegarder les images au format RAW 12bits (4096 infos). Sur les modèles supérieurs, il est possible de sauvegarder en 14 bits.

Ce format contient toutes les informations telles que « captées » et avant l’application de quelque filtre numérique que ce soit. Il est très apprécié des photographes qui souhaitent « développer » leurs photos numériques eux-mêmes.

Notre fameux « bruit numérique» se trouve en fait sur la sinusoïde.. et en pratique, les colonnes sont beaucoup plus étroites que celles présentées plus haut. Quand le bruit est important, il peut faire « croire » au convertisseur A/D que la colonne doit avoir une hauteur (plus haut ou plus bas) qui sera différente de celle produite sans « bruit numérique». Au plus le bruit est important, au plus l’erreur d’interprétation du convertisseur est grande.

 

L’image ci-dessus (trouvée sur le net) montre ce que pourrait être le signal produit .. avec son bruit (le bruit étant représenté par une petite sinusoïde qui court sur la grande).

En pratique, ce phénomène agit sur la netteté et le contraste.

Voici un exemple trouvé sur le net (zoom sur un détail d’image plus grande) :

Sur la partie basse, la netteté n’est pas au rendez-vous. A chaque transition de couleur, il y a un mélange entre ces couleurs. Les bords des livres ne sont pas « tranchés » et les « aplats » (zones … plates) sont tachées. Il y a des différences notables dans la manière dont le contraste est rendu.

J’entends déjà des cris …. Aaaahhh, je viens d’acheter un compact ….  PAS DE SOUCIS  😮

Le bruit devient très visible dans les circonstances suivantes :

– Ma photo est prise dans un environnement sombre. L’appareil (mode auto) ou le photographe utilise alors une valeur de sensibilité élevée (ISO 1600, 3200, ..) qui se traduit en fait par une (sur) amplification du signal électrique … et de son bruit.

– Je fais des tirages de grande taille (A3 et plus). La qualité de l’image prend ici tout son sens. Au plus j’agrandis, au plus je vois les détails… au plus je vois le « bruit ».

Pour des tirages classiques (photos d’albums ou inférieurs à un A4), ces phénomènes de « bruit numérique » ne se distinguent pas .. ou très peu.

Soyez rassurés donc !

Ceci dit, il reste quelques explications à donner .. !

Types de capteurs

On distingue, dans les formats illustrés, 4 grands types d’appareils photos :
• Les Compacts
• Les Bridges
• Les Reflex ou Mirrorless « Petit capteur » (APS-C, APS-H)
• Les Reflex ou Mirroless « Grand capteur » (24×36 ou « Full Frame »)

Les Compacts intègrent quasiment tous un capteur 1/2,5’’ , 1/2,3’’ ou 1/1,7’’.

L’objectif est inclus dans l’appareil et il n’y a pas de possibilité d’en changer.

La plupart du temps, il ne proposent pas d’autre système de visée que l’écran de l’appareil …. et s’il proposent un viseur optique, il est souvent de piètre qualité.

Le format de l’appareil est … compact … et permet de le mettre en poche assez facilement. Les paramètres de prise de vue sont en général définis par l’appareil, éventuellement au travers de modes « scènes » que l’on choisit en fonction de la situation qui se présente. Seul le zoom reste à la discrétion du photographe.

Ils sont parfois équipés d’un zoom optique (les lentilles bougent) ET d’un zoom numérique : l’image, au zoom maximum est agrandie numériquement par l’appareil. En général, l’utilisation de ces zooms numériques est à réserver à des usages occasionnels puisqu’on « zoom » alors aussi … le bruit ..

Les Bridges ou « hybrides » sont des appareils en général plus grand. Ils ressemblent déjà plus à un « Reflex » et sont équipés soit de capteurs 1/1,7’’ ou de capteurs APS-C. Leurs objectifs sont en général également solidaires du boitier (sauf pour les dernières réalisations tels que le Sony Nex ou le Nikon 1) mais ils offrent souvent des zooms de grande amplitude. La visée est, pour certains d’entre eux, déjà possible au travers d’un viseur optique.

Ces Bridges forment en quelque sorte une passerelle vers le monde du Reflex.

Les Reflex sont encore plus grand. Ils sont équipés de capteurs APS-C (ou APS-H pour certains modèles chez Canon) ou de capteurs 24×36 (le format usuel de l’argentique). La visée se fait en priorité à l’aide d’un viseur optique qui restitue l’image qui passe par l’objectif. Les objectifs sont interchangeables, chacun dans sa marque, sachant que les objectifs prévus pour les capteurs APS-C ne se montent pas sur les Reflex équipés d’un capteur « Full Frame » (Si vous le faites, vous obtiendrez une image circulaire)

La manière dont chacun d’eux gère le « bruit numérique», et par là même, leur performance en « basse lumière », est assez différente.

Dans les différentes catégories de film argentique, on retrouve une dénomination en « ASA » ou « ISO » qui désigne la sensibilité du film, c’est à dire sa capacité à « enregistrer » la lumière en un temps donné. Pour tirer des images en plein soleil, on choisit des films à sensibilité basse (50, 100 ISO). Au moins la lumière est présente, au plus la valeur ISO augmente.

Cependant, une chose ne varie pas : la qualité de l’image !

En numérique, il en va autrement.

Tous les capteurs, petits ou grands, ont une valeur ISO nominale, 50, 100 ou 200 ISO, pour laquelle le capteur est optimisé. C’est à cette valeur que le capteur offre le meilleur rapport signal/bruit.

Maintenant, on imagine mal devoir changer son capteur quand la lumière faiblit ! Donc, les constructeurs ont prévu une astuce « électronique ».

Quand la lumière faiblit .. et qu’on ne dispose pas d’un flash … ou que l’on ne souhaite pas l’utiliser, il est possible d’augmenter artificiellement la sensibilité d’un capteur électronique. Je dis « artificiellement » parce qu’en réalité, l’appareil amplifie (à nouveau) le signal généré par le capteur. Lorsque je passe de 200 à 400 ISO, je dis au capteur de multiplier par deux le signal … et à chaque pas (ou STOP), je re-multiplie par 2 le signal ( 400 – 800 – 1600 – 3200 ISO ).

Si je ne touche pas à l’ouverture du diaphragme, la conséquence immédiate du passage d’un pas à l’autre est que mon temps d’exposition diminue de moitié, et si ce temps diminue de moitié, le capteur reçoit deux fois moins de lumière, donc génère un signal deux fois moins grand.

Pour que la photo soit correctement exposée, mon boitier amplifie alors le signal par 2 … et le bruit initial … aussi.

Prenons un exemple :

Imaginons qu’à 200ISO, le capteur offre son meilleur rapport signal / bruit, disons 1000 sur 2. Je prends une photo d’une scène A qui demande un temps d’exposition de 1/250è pour une ouverture de diaphragme donnée qui ne changera pas tout au long de l’exemple.

Lorsque je passe de 200 à 400 ISO, mon temps d’exposition passe de 1/250è à 1/500è. Le capteur reçoit 2 x moins de lumière.

Mon rapport initial de 1000 sur 2 devient 500/2.

J’amplifie ce signal/bruit par 2 (je double) pour retrouver une exposition correcte et mon rapport de 500/2 devient 1000/4

De 400 à 800ISO, rebelote … je passe à 1/1000è et mon rapport initial devient 250 sur 2 … et mon rapport final 1000 sur 8

De 800 à 1600 ISO : 1/2000è, rapport initial 125 sur 2 et rapport final 1000 sur 16

On voit qu’à chaque pas, le niveau de bruit ….. double 2, 4, 8, 16

Cette astuce électronique permet en fait de conserver des temps d’exposition suffisamment courts, lorsque la lumière est faible, pour ne pas avoir de flou de bouger.

Si je fais une photo à 200ISO et 1/30e avec un objectif de 50mm, le risque que mon image soit floue est assez grand.

En passant de 200 à 800 ISO, je passe aussi de 1/30 à 1/125è et mon image ne sera pas floue .. mais j’ai multiplié mon niveau de bruit par 4.

Revenons maintenant à nos moutons.

Imaginons que le capteur de l’exemple ci-dessus soit un capteur « Full Frame » 24×36 d’un Reflex de 12Mpx (Un Nikon D700) avec un rapport signal/bruit de 1000 sur 2 (un très bon capteur, je vous le dis) à 200ISO

Nous avions vu qu’un capteur 1/2,5’’ d’un Compact est équipé de « pixels » 30x plus petits.

La suite est caricaturale mais elle permet de comprendre :

Le processeur des 2 boitiers s’attend toujours à recevoir un signal d’une taille respectable, disons 1000

Pour mon Reflex, pas de soucis, j’ai un rapport de 1000 sur 2

Pour mon Compact, c’est différent, j’ai un rapport de 1000/30 sur 2 (puisque mes pixels sont 30x plus petits, ils génèrent 30x mois d’électricité), soit 33 sur 2

Je dois donc amplifier le signal initial de 30x .. pour obtenir 1000 et j’obtiens un rapport de 1000 sur 60

A 200 ISO, j’ai donc respectivement des rapports de 1000 sur 2 pour le Reflex et 1000 sur 60 pour le Compact.

Ceci explique pourquoi le niveau de détails et le contraste sont différents.

A 400ISO, j’ai respectivement 1000 sur 4 et 1000 sur 120

A 800ISO, 1000 sur 8 et 1000 sur … 240

A 1600ISO, 1000 sur 16 et 1000 sur …. 480 ! (ca devient infernal)

Etc…

Les valeurs que je prends ici sont exagérées intentionnellement.

Les différences ne sont pas, dans la réalité, aussi grandes mais les écarts sont tout de même significatifs. Ces exemples montrent en fait pourquoi les Compacts (en fait les capteurs) sont en général assez peu performants en basse lumière. Le niveau de bruit initial est plus important que celui des Reflex et l’amplification de ce bruit nuit à l’image. Les constructeurs décident alors de ne pas l’amplifier trop… pour conserver une certaine qualité..

Ces exemples montrent aussi pourquoi, par exemple, un Nikon D700, capteur 24×36 de 12Mpx est plus performant dans sa gestion du bruit que son très grand frère 3DX, capteur 24×36 de 24Mpx : la densité de pixels sur une même surface est double. Le signal généré est donc 2x plus petit.

D’autres facteurs interviennent aussi.

Les capteurs ne sont pas tous forgés dans le même bloc. Les technologies diffèrent – CCD vs CMOS – et le prix de ces technologies … aussi. Le CMOS, par exemple, amplifie et convertit lui-même le signal analogique en signal digital là où le CCD a besoin d’un convertisseur externe.

L’optique montée est également importante. Sa qualité participe aussi à la netteté et au contraste.

Tout le savoir-faire « logiciel » compte aussi (la manière dont les informations sont traitées, les filtres anti-bruit, etc..)

Le type de fichier produit : Jpeg ou RAW, compressé ou pas …

Disons que de manière générale, la qualité de l’ensemble des constituants d’un appareil photo augmente de manière homogène du Compact vers le Reflex et que l’ensemble de ces constituants fait passer le prix d’une centaine d’Euros à plusieurs milliers …

Et entre nous, j’ai vu des images prises avec un Compact qui étaient bien plus belles (quand on oublie la technique) que certaines prises avec des appareils « pro ».

C’est avant tout vous, le/la photographe, qui fait une photo, pas l’appareil !

Et Vous ?

A quelle sensibilité travaillez-vous ? Quand constatez-vous du bruit numérique sur vos images ? Quels logiciels anti « bruit » possédez-vous? La notion de « bruit numérique » sera-t’elle un paramètre lors d’un futur achat ?

Si cet article vous a aidé, peut-être aidera-t-il d’autres personnes ?

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14 réflexions sur “Taille des capteurs et bruit numérique”

  1. Gilles Murguet

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour cet article, faisant de la photographie de spectacles en bénévole pour une association de spectacles, je suis couramment confronté au bruit et aux lumières rouges… Je ne possède actuellement qu’un modeste Nikon D3100.

    A quelle sensibilité travaillez-vous ?
    La plus basse possible.

    Quand constatez-vous du bruit numérique sur vos images ?
    A ISO élevés

    Quels logiciels anti « bruit » possédez-vous?
    LightRoom, mais je teste tout ce qui me tombe sous la main. LR est un couteau suisse dans sa catégorie, avec la 5.3 je ne sors plus que rarement du soft et quand je le fais la liaison avec Photoshop garantit un workflow plus rapide.

    La notion de « bruit numérique » sera-t’elle un paramètre lors d’un futur achat ?
    Bien sûr, je fais beaucoup de photos de spectacles, mais cette notion de bruit dépend de deux critères : la rareté des informations dans les noirs et la quantité de courant permettant de faire fonctionner le capteur et l’informatique associée. Les capteurs bien que possédant de plus en plus de photosites le bruit en basse lumière n’augmente pas mais baisse. Les nouveaux appareils avec un grand nombre de photosites n’étant plus doté d’un filtre passe-bas optique compense la petitesse de ceux-ci. De plus le passage de DX à FX est douloureux côté finances, c’est du simple au double. Si j’en avais les moyens j’achèterais bien le Nikon D4S qui vient de sortir, mais si j’arrive déjà à me payer le D610 je serais comblé. Je crains d’être contraint de me satisfaire du D7100 et pas avant 6 bons mois, si tout va bien…

    1. Eric Heymans

      Merci Gilles,
      Moi aussi, je rêve du D4S.
      Mais je ne vais faire la fine bouche puisque j’utilise un D800e, ce qui n’est déjà pas mal du tout.
      Belle journée.

  2. Première visite sur le site, surprenant et très interessant .
    Je fait de la photo depuis plusieurs années toujours amateur.
    Je viens de remplacer un Nikon D100 (que j’ai donné à ma fille) pour un Nikon D5100. Est-ce un bon choix ??? J’ai des doutes mais… Je commence un cours en Janvier 2015. Entre-temps je vais me suivre les articles de ce blog.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Jacques.
      Est-ce que le Nikon D5100 est un bon choix ?
      Il m’est très difficile de répondre dans la mesure ou tout dépends du contexte.
      Pour débuter avec un reflex, faire ses armes et produire de (déjà) bien belles images, c’est surement un bon choix.
      J’ai débuté avec un D5000 (le modèle précédent)… et j’ai survécu (rires).
      En photographie, et je le dis souvent, il n’y a pas de recette miracle, ni d’appareil qui fasse tout.
      A bientôt,
      Merci pour votre commentaire.

  3. Bonjour Eric,

    Un petite précision : un codeur 14 bits produit une « colonne » de 16384 (2 puissance 14) informations et non pas 8192 n’est-ce pas ?

    Bonne fin de journée

    1. Eric Heymans

      Bonjour Yanou,

      Oui, en effet … 16.384 (de 0 à 16.387)
      Bien vu !
      Je corrige cela dans l’article.
      Merci

      Belle journée !

  4. LABETAA ANDRE

    Bonjour,

    Les tests comparatifs classiques de capteurs et objectifs s’effectuent sur des mires de taille fixe ; c’est donc la distance de l’appareil à la mire qui doit varier selon la focale de l’objectif et la taille du capteur pour que la mire soit toujours cadrée de la même façon dans les tests. Ainsi réalisés, ces tests mettent en évidence une meilleure qualité d’image – pour un même objectif – sur 24 X 36 que sur APS-C.
    Mais en photographie animalière, il est fréquent que l’on ne puisse pas s’approcher du sujet visé pour avoir un cadrage plus serré. Supposons un photographe animalier dans cette situation, qui dispose d’un objectif de focale fixe (par exemple 400mm) et de 2 boîtiers : un APS-C et un 24 X 36 de même génération et de même définition (par exemple 24 Mpixels chacun). Entre 2 images prises du même point de vue avec chacun des boîtiers, laquelle offrira au final la meilleure qualité d’image restituée sur un tirage papier (A3 par exemple), à cadrages identiques : une image 24 X 36 recadrée post-traitement (ou à la prise de vue), ou une image APS-C non recadrée ?
    Pour préciser la question : le capteur 24 X 36 possède au départ l’avantage de photosites plus grands (d’où un bruit plus faible, des meilleures courbes FTM, …) mais l’image devra subir un agrandissement plus important que celle de l’APS-C. Ce surcroît d’agrandissement ne vient-il pas compenser tout ou partie des avantages de départ du 24 X36 ?
    Merci par avance de votre éclairage,

    1. Eric Heymans

      Bonjour André,

      Votre explication de cette situation (même distance, 2 types de capteurs mais de même définition, influence sur le cadrage, agrandissement de l’image captée par le 24×36, etc…) est exacte.
      Dans le cas que vous décrivez, et pour une impression A3, je pense très honnêtement que l’image non recadrée de l’APS-C offrira une meilleure qualité visuelle sur le sujet.

      L’avantage du 24×36 sera de proposer un bokeh plus prononcé à ouverture équivalente (et donc de mieux isoler le sujet dans son environnement), ou encore de permettre une expo un peu plus courte grâce au fait qu’il capte d’avantage de photons (taille des photosites). A cette focale de 400mm, le 24×36 sera un peu moins sensible au flou de bougé.

      Par curiosité, j’ai vérifié sur DxOMark les caractéristiques d’une focale de 400mm montée sur un 24×36 et un APS-C de même dénition.
      Les mesures de netteté perçue (sharpness) sont quasiment identiques (donc pas d’avantage significatif au 24×36)

      Tout ceci étant dit, j’ai fait imprimer en 60×80 des tirages provenant d’un D300s de 12Mpix (ce qui est inférieur à du 24Mpix 24×36 recadré) et le résultat était visuellement de très bonne qualité.
      La raison principale vient de la distance d’observation de l’image par le spectateur. En s’approchant, on pouvait commencer à perdre du détail, exactement comme lorsque l’on « zoome » dans l’image en post-production.

      Quand je suis passé de l’APS-C au 24×36, je me suis aussi posé ce même genre de question(s). Ma seule réponse valable (pour moi) était qu’il fallait que j’opte pour une définition plus grande.
      Et c’est ce que j’ai fait (Nikon D800e – 36Mpx). Dans ce cas, le recadrage ne pose aucun problème particulier, même pour de l’A3.

      J’espère vous avoir un peu « éclairé ».

      Belle journée !

    2. LABETAA ANDRE

      Bonjour Eric,
      Merci beaucoup pour votre réponse rapide et détaillée. Elle me conforte dans l’idée que le 24 X 36 n’est pas forcément « meilleur » que l’APS-C dans toutes les situations. Concrètement, je souhaite aujourd’hui remplacer mon « vieux » Nikon D300 par un D750 (24X36) ou par le futur « D7200 » (APS-C), tout en conservant mon télé Sigma 120-400.
      Je suis cependant troublé par certains tests notamment ceux parus dans Chasseur d’Images n°361 de mars 2014. Le Sigma 120-400 apparaît sensiblement meilleur sur le boîtier Canon EOS 24X36 6D que sur le APS-C 7D (20,2 Mpix tous les 2). Même chose pour le Tamron 150-600. Et pourtant le 70D est sorti après le 6D, donc l’effet progrès technologique des capteurs n’est pas en cause. La supériorité du 24X36 en piqué semble incontestable à cadrage identique (donc à distance du sujet plus proche avec le 24X36). Mais à même distance du sujet, ce n’est pas si évident.
      Une autre différence entre les 2 tailles de capteur est la qualité de visée, nettement plus confortable sur 24X36. Mais à même distance d’un sujet, vaut-il mieux la visée plus sombre mais plus proche de l’APS-C ou la visée plus claire mais plus éloignée du 24X36 ?
      Le gain en dynamique du 24X36 est aussi un critère important, car en photo animalière on a parfois des contrastes très durs !

    3. Eric Heymans

      Bonjour André,

      Oui!
      Tout ce que vous énoncez est absolument correct.
      C’est pour ça que le choix est cornélien… !!
      Mais je reviens à ce cas précis que vous preniez (Impression A3 et recadrage de l’image 24×36).
      Si vous ne faites intervenir que ce paramètre là, l’APS-C garde un avantage.
      Ceci dit, son appareil photo, on ne l’utilise en général pas pour un seul usage bien spécifique.. et de manière générale, un 24×36 restera toujours considéré par les fabricants comme un matériel à tendance pro… avec des caractéristiques et des potentialités souvent meilleures que la gamme APS-C.

      Belle journée.

  5. Super ! Merci pour cet article sur le bruit lié à la taille des capteurs. Sujet rarement abordé. J’ai un 7200 nikon et suis déçu par le bruit en basse lumière. (Photo d’intérieur sans flash) Je me pose la question du FF…

    1. Eric Heymans

      Bonjour Paul,
      La gestion du bruit en basse lumière est plus facile à gérer sur un FF dans la mesure où, par définition, les photosites sont plus grands pour une définition donnée.
      Mais en fin de compte, il s’agit plus d’une capacité intrinsèque de l’appareil (bas de gamme / haut de gamme). Le gain en qualité apporté par un FF haut de gamme sera notable mais je vous invite à vous poser la question du rapport gain / coût supplémentaire. N’oubliez pas que certains de vos objectifs pourraient devoir être changés.
      Le bruit est assez facilement gérable en post traitement (LightRoom).
      Vous n’indiquez pas avec quelle optique vous avez ces problèmes.
      Si il s’agit d’une optique qui ouvre à f/3.5 ou f/4 au minimum, vous pourriez aussi envisager de passer sur une optique ouvrant à f/1.4.
      Bonne journée,
      Eric

  6. Bonjour,
    A quelle sensibilité travaillez-vous? Celle qui sera nécessaire pour assurer une bonne exposition selon les réglages temps de pose/ouverture, dans la limite du boitier bien sûr lol.
    Quand constatez-vous du bruit numérique? Assez rapidement, en fait, la bonne question serait plutôt « quand est-ce que ce bruit devient trop gênant? »
    Quel logiciel anti-bruit possédez-vous? En jpeg c’est simple, celui du boitier qui a fait la photo, sinon DxO photolab qui est très performant.
    La notion de bruit sera-t-elle un paramètre lors d’un futur achat? Non, à capteur de taille et de génération équivalente la montée en ISO sera très proche même entre différentes marques et que le bruit sur un appareil plus récent soit mieux maitrisé que sur le précédent c’est généralement le cas donc je ne m’inquiète pas de ça.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Alex,
      WoW !
      C’est la première fois en 7 ans que quelqu’un répond aux questions que je pose.
      Merci pour ces informations !

      A bientôt,
      Belle journée,
      Eric

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