Je détestais Photoshop, mais c’est du passé !

Cher Apple, pourquoi as-tu décidé qu’Aperture ne vaut plus la peine d’être mis à jour? C’est la question que je me posais en mars 2015. En plus, Aperture était bien moins cher que Lightroom ou Photoshop.

J’avais passé des mois à l’apprendre, à tester l’effet de chaque curseur, à comparer la qualité des images. J’en étais même arrivé au point que je pouvais définir à l’avance comment procéder pour réaliser l’idée que je me faisais de l’image finale.

Transition logique (sans doute) : je me suis décidé à apprendre Lightroom.

Lightroom

Un nouvel outil implique une nouvelle courbe d’apprentissage, dont je ne suis pas encore vraiment sorti à ce jour.
Mais après quelques mois d’utilisation, j’en étais revenu plus ou moins à ma zone de confort.

Je dis plus ou moins parce que je n’ai pas encore retrouvé totalement cette aisance de savoir exactement quoi faire pour arriver à tel ou tel résultat. Je ne désespère pas d’y arriver (et puis, n’y a -t-il pas toujours quelque chose à apprendre).

Changer d’outil, c’est inconfortable.

L’effet des curseurs sur la photo est différente, les menus sont placés ailleurs, les modules apportent d’autres fonctionnalités et la philosophie générale est à comprendre.

Quand j’ai ouvert Lightroom pour la première fois, un grand « pfffff » est sorti de ma bouche.

Que dire alors de Photoshop ?

Découverte de Photoshop

Ce n’est pas un « pfffff » mais carrément un « ohmondieu » qui est sorti de ma bouche (prononcez-le bien fort en détachant chaque syllabe) !

Pour être honnête, j’ai dû ouvrir pour la première fois Photoshop en 2010, ou quelque chose comme ça ! À cette époque, j’utilisais encore Aperture mais je savais que certains de mes collègues et amis photographes étaient assez branchés Photoshop. J’avais donc décidé de l’explorer afin de me laisser éventuellement convaincre.

Première impression

Vous connaissez probablement cette fameuse phrase qui dit : on n’a qu’une seule chance de faire une première bonne impression !
Je peux vous assurer que cette fois là, Photoshop a loupé le coche… et de belle façon (si je puis dire).

Une chose m’a tout de suite déplu : la complexité apparente de l’interface utilisateur et la quantité incroyable de sous-menus et de sous-sous-menus.

Et puis il y avait les masques de réglages, les masques de fusion, les mode de fusion, ceci et cela, etc..

J’en ai très vite conclu qu’il s’agissait d’une véritable usine à gaz !

Donc, après quelques tentatives, peu nombreuses je l’avoue, j’ai très vite laissé tomber. J’avais aussi, à l’époque, la quasi certitude qu’Aperture pouvait offrir l’ensemble des fonctionnalités dont j’avais besoin pour éditer mes photographies.

Je sais aujourd’hui que c’était une erreur et j’y reviens plus loin dans ce billet.

Genèse

Début 2016, Sophie Voituron (voici son portfolio), une photographe et amie, partageait sur Facebook son enthousiasme à l’idée de participer à un workshop organisé par le photographe de renommée internationale Joël Tjintjelaar.

Le style des photographies que produit Joël m’a toujours intrigué. Il ne m’en a pas fallu plus pour m’inscrire à ce même workshop qui avait lieu au mois d’août.

Lors d’une visite sur le site de Joël, j’ai noté qu’il proposait des cours en ligne qu’il était possible d’acheter. J’ai donc franchi le pas afin de me préparer au mieux et d’arriver avec un certain bagage.

Surprise, surprise !

Horreur et damnation : la quasi-totalité de son flux de travail reposait (repose) sur Photoshop.

Et là, de deux choses l’une, soit je me rétractais du workshop, soit j’apprenais Photoshop !

Guess what (Devinez quoi) ? J’avais tellement envie de participer à ce workshop que j’ai décidé d’investir du temps afin d’apprendre ce logiciel que je détestais jusque-là !

Il était évidemment hors de question que je me présente comme un parfait béotien. Je voulais pouvoir me concentrer sur les détails sans avoir à faire d’effort pour comprendre la base.

J’avais enfin trouvé une motivation pour me lancer face au monstre !

La découverte

La plupart du temps, lorsque je décide d’apprendre une matière, je le fais en autodidacte. Je cherche à gauche, je cherche à droite, j’expérimente, mais je ne prends que très rarement de vrais cours structurés dans des chapitres et des sections.

Dans son cours en ligne, Joël utilise des fonctions assez basiques comme les masques, le tampon, la brosse et certains modes de fusion. Pourtant, j’ai eu beau regarder ses vidéos plusieurs fois, je n’arrivais toujours pas à comprendre vraiment comment Photoshop fonctionnait.

L’ampleur de la tâche me semblait tellement énorme et ma motivation initiale un peu chancelante , que j’ai décidé qu’il était absolument nécessaire d’en passer par un cours avec une vraie structure et qui démarre de la base.

Mais par où recommencer ?

Après avoir posé la question sur notre groupe Facebook « Ma Question Photo« , mon choix s’est porté sur un tutoriel de Julien Pons.
J’ai littéralement dévoré ce cours (lisez : je n’ai fait que ça jusqu’à son terme). J’ai particulièrement été intéressé par la manière dont Photoshop traite et gère les photographies. Je l’ai été moins par la production d’images composites.

Ma curiosité étant titillée, et puisqu’il s’agissait finalement d’un cours de base, j’ai trouvé d’autres cours plus spécialisés et leur visionnage m’a complètement ouvert les yeux sur les incroyables possibilités de ce logiciel que j’ai pourtant haï (non, le mot n’est pas trop fort) pendant des années.

Alors, oui, je sais, beaucoup de gens vont me dire (comme beaucoup m’ont dit à l’époque) qu’il existe un nombre incalculable de vidéos sur YouTube qui expliquent tout de A à Z.
D’une certaine manière, c’est vrai !

Mais, des cours complets pour débutants qui vous prennent vraiment par la main, je n’en ai pas trouvés qui me correspondent. Dans la plupart des cours payants que j’ai suivis, il y avait un élément qui pour moi est d’une importance capitale: montrer comment l’outil vient en aide à la vision photographique, et pas l’inverse !

Les atouts uniques de Photoshop

Il doit y en avoir des centaines mais je ne les connais certainement pas tous !

Pour mon usage, tout ce qui concerne le Web Design et la mise en page ou encore la création d’images virtuelles n’a pas retenu mon attention, pas plus que le travail sur la typographie. Peut être y viendrai-je un jour, qui sait ?

Étant photographe, je me suis principalement concentré sur les outils et les flux de travail qui n’existent pas sous Ligthroom et qui, bien sûr, bonifient les images.

Quels sont-ils, selon moi?

Puisque ce billet porte sur Photoshop, je le compare aux outils disponibles sous LightRoom. Les différentes fonctionnalités dont je parle ci-dessous sont aussi disponibles sous une forme ou une autre dans des produits concurrents tel que :

Je vais me concentrer sur les trois sujets qui semblent les plus importants à mes yeux :

  1. les masques de luminosité ou de couleur
  2. la fusion HDR « contrôlée »
  3. les « Smart Objects » (objects dynamiques)

Allons-y !

1/ Les masques de luminosité ou de couleur

Outre les contrôles très fins appliqués à l’image, l’atout principal des produits de la suite Nik Collection (une suite de plugins de développement photo) réside dans les points (et contre-points) de contrôle qui permettent des sélections précises et très rapides à mettre en place. Point de détourage fastidieux !

Si vous n’avez aucune idée de ce dont je parle, visionnez cette vidéo que j’avais faite sur le sujet il y a un certain temps.

Dans Photoshop, les sélections manuelles ou semi-assistées ont constitué un frein à mon apprentissage, même dans les versions récentes.

Mais lorsque j’ai découvert les masques de luminosité ou de couleur de Photoshop, ma perception quant aux possibilités de réglages très précis a considérablement évolué.

Je connais très bien les outils de la suite Nik Collection, l’utilisation des points de contrôle et leur effet sur l’image. Dans Photoshop, les sélections rendues possibles par l’utilisation de ces masques dépassent en précision celles dont les points de contrôle sont capables. J’ai carrément été bluffé par la puissance de cet outil.

Qu’est ce qu’un masque de luminosité ?

Lorsque vous visualisez un histogramme, vous voyez un graphique qui représente la quantité de pixels présents dans l’image pour une certaine valeur tonale comprise entre 0 et 255.

Niveaux dans Photoshop
De 0 à 255

Lorsque l’on crée un masque de luminosité, on dit à Photoshop de ne sélectionner dans l’image que les pixels qui correspondent à une certaine plage de valeurs tonales.

Par exemple, les valeurs tonales comprises entre 3 et 50 représentent les basses lumières présentes dans toute l’image. Une fois la sélection active, les réglages appliqués ne seront effectifs que sur cette plage de valeur tonale. Il est même possible alors de moduler l’effet appliqué de 100% à 0%.

Pour le masque de couleur, c’est la même chose, mais la sélection est basée sur les valeurs chromatiques cette fois.

Dans cette vidéo, l’auteur utilise la plage de couleur pour créer le masque. Il existe bien d’autres techniques.

Dans cette autre vidéo en anglais, l’auteur (dont j’ai acheté le « panel » – Lumenzia) décrit comment créer des masques de luminosité dans l’onglet « Couches » (Channel).

Faites attention avec cette technique manuelle : l’ajout (la sauvegarde) des masques dans l’onglet « Couches » augmente considérablement le poids du fichier. Il faut bien penser à effacer les masques dont on n’a pas besoin (ou utiliser un « panel » qui s’en occupe pour nous).

2/ La fusion HDR « contrôlée »

Vous le savez comme moi, la plage dynamique des capteurs « photo sensible » offre, pour les meilleurs d’entre eux, un indice lumineux (IL) de 14. Pour rappel, un œil humain en bonne santé offre, quant à lui, une plage de 24 IL.

Les éditeurs de logiciels ont vite fait de nous proposer des outils qui permettent de fusionner entre-elles plusieurs images d’une même scène prises à des expositions différentes (le fameux bracketing). Mais très souvent, l’image finale offre un rendu assez peu naturel.

Même dans HDR Efex Pro (mon ex-outil favori pour ce genre de travail), il n’est pas très aisé d’obtenir un contrôle total de l’image.

Avec les masques de luminosité dont je parlais précédemment, la fusion HDR devient quasiment un jeu d’enfant. L’image finale présente une scène très naturelle et très semblable à ce que l’oeil pourrait voir dans la vraie vie !

Si, en plus des masques de luminosité, vous utilisez la fonction « Blend If » (en français « Comparaison sur ») disponible (en double cliquant) sur chaque calque, la joie de développer dans un contrôle total atteint le nirvana.

Voici une vidéo de Blake Rudis, selon moi la personne qui explique le mieux la fonction « blend if », qui nous parle aussi des masques de luminosité. Je n’ai pas trouvé d’équivalent en français.

3/ Les « Smart Objects »

Vous l’avez déjà constaté, il existe un nombre impressionnant d’outils que vous pouvez ajouter à Lightroom et Photoshop (les plugins) pour exécuter des tâches précises ou ajouter des effets. Dans Lightroom, ces outils annexes sont obligés d’en passer par la création d’un fichier additionnel en TIFF, donc une copie de l’original, qui une fois sauvegardée ne permet pas de revenir en arrière.

Photoshop quant à lui, avec ces « Smart Objects », permet d’ouvrir à nouveau l’image traitée par l’outil externe et de retrouver tous les réglages effectués afin de pouvoir les modifier à posteriori.

C’est génial !

Voici un bel exemple d’utilisation :

Et vous ?

Quelle est votre expérience avec Photoshop en tant que photographe ? Pensez-vous que les fonctions dont je parle représentent une réelle valeur ajoutée ?

A bientôt.

32 réflexions sur “Je détestais Photoshop, mais c’est du passé !”

  1. Salut Eric !
    Ça fait un moment en effet… En tout cas, je suis ravi de voir que tu as repris du service 😉
    Amicalement,
    Fabien

    1. Dhimolea michel

      Enfin te voilà revenu ! On a cru que tu te mettais au tricot 🙂
      Merci pour tes info très claires , et ton avis sur le Nb , très déçu
      Je vais ressortir mon vieux Leica M6 et numériser ? Tu as un scoop

      1. Eric Heymans

        Je reviens, et je vais rester… du moins c’est mon souhait.
        Belle journée,
        Eric

    2. Eric Heymans

      Bonjour Xiane,
      Merci de ton passage ici.
      Je vais essayer d’écrire plus souvent.
      Belle journée,
      Eric

  2. Corinne GUIRBAL

    J’ai pratiqué PS, (au tout début de son apparition, depuis j’ai CS6). juste ce qu’il faut pour un simple traitement de base. Puis j’ai éprouvé le besoin d’intégrer un club photo, pour apprendre, non pas à faire des photos, mais à manipuler l’outil informatique. J’avais un studio argentique et je tirais les photos en Noir et Blanc, l’arrivée du numérique a bouleversé ce domaine. Mon club manipule Light Room et j’avoue y avoir trouvé mon compte, dans un premier temps. Force est de constater que j’arrive aux limites de LR car aujourd’hui j’aimerai amener mes images sur d’autres chemins, et je pense qu’il me faudrait des cours d’infographie me semble-t-il. PS reste complémentaire à LR pour finaliser une image, mais personnellement tout ce qui peut être fait sur LR je continuerai à le faire sur LR car je trouve ce logiciel plus intuitif que PS. Jusqu’à preuve du contraire. Cela dit je tiens se discours parce que je ne maitrise pas du tout PS CS6. Il n’y a que les C… qui ne changent pas d’avis, je suis donc ouverte au changement, faudrait-il avoir autour de moi des gens qui m’accompagnent dans ce changement et pour l’instant je n’ai personne. Bonne inspiration.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Corinne,
      Lightroom va être suffisant pour la plupart des usages.
      Il est préférable, comme tu le soulignes, de l’exploiter à fond avant de passer à un complément, quel qu’il soit.
      L’apport de Photoshop pour le photographe et réel mais, et je le comprends fort bien, l’aborder reste une démarche puisqu’il demande d’être apprivoisé (le bestiau).
      Belle journée,
      Eric

  3. Yahouuuu quel retour enthousiaste.
    En effet comme beaucoup d’autres je me disais que Eric avait disparu mais non … il travaillait à fond dans son coin sur une « usine à gaz ».
    Bravo pour cet article qui donne plus qu’envie d’aller mettre les mains dans le cambouis. Merci

    1. Eric Heymans

      Bonjour Chanfi22,
      Merci pour tes encouragements!
      Il n’y pas que l’usine à gaz qui m’a tenu éloigné du blog…
      Ceci dit, j’ai très envie de m’y remettre.
      Belle journée,
      Eric

  4. Grand merci !
    Beaucoup de choses dans ce message bien documenté, il y a de quoi assurer une formation de plusieurs heures pour des gens qui, comme moi, sont des utilisateurs moyennement expérimentés dans PS… Mais c’est intéressant en tout cas !

    1. Eric Heymans

      Merci Francis,
      Les masques de luminosité et le « blend if » peuvent en effet occuper plusieurs heures d’apprentissage.
      Perso, je trouve que les possibilités offertes ensuite en valent le coup.
      Belle journée,
      Eric

  5. Bonjour ;

    C’est bien de cette formation dont vous parlez : https://fr.tuto.com/photoshop/photoshop-cc-2017-la-formation-complete-photoshop,73971.html ? Car il y a tant de formations de cet auteur qu’on est un peu perdu. 😉
    Merci pour votre aide, je pense qu’une formation pourrait me décider à franchir le pas car pour le moment j’ai le sentiment de « bricoler » entre l’ancien NX2, DXO optics pro et lightroom… Si photoshop peut permettre de tout faire sur le même logiciel et qui plus est parfaitement bien alors…

    1. Eric Heymans

      Bonjour titi,

      Oui, c’est bien celle-là (mais en version CC2015). Il vaut évidemment mieux suivre aujourd’hui celle qui porte sur CC2017.
      Avec Photoshop, vous pouvez tout faire !
      Il faut réellement s’investir dans l’apprentissage.
      Belle journée,
      Eric

  6. Christian Capelle

    LR et PS sont complémentaires. Les outils de correction sur PS sont primordiaux, ensuite le dodge and burn et le splitt frequency sont très intéressants à connaître. Maintenant, la vidéo sur la sélection par masque de luminosité, m’a très intéressé

    1. Eric Heymans

      Bonjour Christian,
      J’ai aussi beaucoup le Dodge and Burn dans Photoshop. Je l’utilise non seulement pour éclairer ou assombrir, mais aussi pour apporter des nuances de couleurs.
      La séparation de fréquences est un outil absolument génial. Pour ceux qui lisent ceci et qui ne savent pas ce que c’est, il s’agit de séparer dans deux couches différentes les détails et la couleur. En portrait par exemple, il est ainsi possible de gommer les défauts de la peau (comme de l’acné) sans toucher à sa couleur. On obtient alors des corrections très douces que l’outil tampon seul n’égale pas.
      Ce masque de luminosité sont absolument fantastiques. Dans l’article je les ai placés en numéro un par ce que pour moi, il s’agit de la plus grande valeur ajoutée de Photoshop.
      Belle journée,
      Eric

  7. Intéressant, tout ça, surtout votre enthousiasme.
    Mais qu’est-ce d’autre qu’une publicité supplémentaire pour Adobe? Comme si ces programmes, PS et LR, étaient absolument indispensables, d’abord, et uniques, ensuite.

    À quand la même promotion pour des outils, libres et accessibles à tous, tels que la paire Dartktable et Gimp, entres autes?

    1. Eric Heymans

      Bonjour Tatave,
      Je n’ai pas d’actions chez Adobe !
      Darktable et Gimp sont des outils très intéressants et je ne doute pas un seul instant qu’il puissent, ensemble, apporter les mêmes fonctionnalités que le couple Lightroom et Photoshop.
      Dans l’article, je cite Gimp, Affinity photo et Pixelmator. J’aurais pu aussi parlé de Rawtherapee (gratuit).
      Je parle de Lightroom et de Photoshop parce que c’est eux que je connais.
      Si un jour j’investi assez de temps dans un outil annexe, je me ferai un plaisir d’en parler aussi, sans distinction de race ou de couleur !

      Ceci dit, vous pouvez aussi faire un article sur ces sujets et le publier? Je me ferai un plaisir de le consulter.

      Belle journée,
      Eric

  8. Je travaille sur photoshop depuis des années. Je connais maintenant bien l’outil, et j’ai fait la démarche opposée à la vôtre : quelques collègues photographes m’ont encouragé à tester Lightroom. La logique m’a parue d’abord déconcertante, mais on y trouve quelques fonctions « raccourcis » qui permettre d’un coup de curseur d’aller plus vite que sur Photoshop. Ceci dit l’arrivé des plugins Nik Software a permis d’intégrer ce type de traitement dans Photoshop lui-même, et Lightroom a perdu son intérêt pour moi. Le seul avantage qui lui reste à mon sens, c’est la capacité à raisonne « flux ». A appliquer une balance des blancs à toute une série d’images. Il se trouve que je suis photographe-éditeur, et que je ne raisonne jamais en flux. Du coup, lightroom n’a aucun intérêt pour moi. Je ne m’en sert plus qu’une fois par an : quand je traite les centaines d’images que je fais pour le spectacle de l’école de ma fille 🙂
    Et effectivement, quand on a la maîtrise de Photoshop, Lightroom parait tellement bridé qu’on s’y sent un peu à l’étroit.
    Merci pour vos articles,

    1. Eric Heymans

      Bonjour Philippe,
      Merci pour l’explication de votre démarche.
      Si j’avais la maitrise totale de Photoshop, peut-être n’utiliserais-je plus Lightroom non plus.
      Belle journée,
      Eric

  9. Salut Eric,

    C’est le genre d’article qui suscite chez moi des sentiments très paradoxaux voire opposés. J’ai visionné quelques-unes des vidéos et là je me dis que je n’y connais vraiment rien en traitement dans PS. D’un autre côté je suis éblouis par la démonstration des possibilités offertes.
    Et puis me vient forcément la question : quel peut être l’impact de cette connaissance sur mes images ? Et là la réponse n’est pas si simple qu’il n’y parait. N’aurais-je pas tendance à utiliser ces techniques au détriment de ma sensibilité première ? Je veux dire par là que le net regorge d’images faites par des photographes qui maîtrisent certaines techniques spécifiques et je remarque que beaucoup de leurs images ont tendances à converger vers un même point (pour ne pas dire se ressemblent).
    Je demeure donc, à ce stade, toujours très interrogatif sur la bonne route à emprunter.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Marc,
      Tes interrogations sont légitimes et j’avoue que souvent, je me pose le même genre de question.

      Voici la réponse à laquelle je me raccroche le plus souvent :

      Mon objectif est d’arriver à créer ma vision.
      Pour créer ma vision, j’ai besoin de savoir comment y arriver et quelles techniques utiliser.
      Pour comprendre ce qu’une technique apporte, j’ai besoin de l’apprendre et de l’expérimenter.
      Si elle ne sert pas mon objectif, je la mets de côté et je ne l’utilise plus.
      De cette manière, je me demande de moins en moins souvent si ceci ou cela serait possible si…
      En fait, j’élimine les « si ».
      J’en conviens, cette approche consomme du temps puisque une fois sur deux, j’apprends quelque chose dont finalement je ne vais pas me servir.
      Ce que je gagne : la certitude !
      Belle journée,
      Eric

  10. Bonjour Eric,
    Merci beaucoup pour ce tuto que je lirai à tête reposée et avec beaucoup de concentration !!! Très contente de ton retour, je me disais presque que tu avais abandonné l’écriture 🙁 ! Heureusement, ce n’est pas le cas :)! A très bientôt !
    Alice

    1. Eric Heymans

      Bonjour Alice,
      Disons que ce fut une longue pose et pas vraiment un abandon !
      Je prends ton message comme un encouragement à continuer.
      Belle journée,
      Eric

  11. Bonjour Eric,
    Heureuse d’avoir de tes nouvelles.
    J’utilise PS version 4 , depuis 1998 date d’achat de mon premier PC. Toute seule, j’ai cherché, testé tous les menus et j’ai fini par maîtriser un peu la bête. Je n’utilise pas toutes ses fonctions car je n’en ai pas l’utilité mais le travail avec les calques m’ont permis de retrouver mon travail sous l’agrandisseur en travaillant par zones. Nick Software et Lightroom ne m’ont pas vraiment convaincue pour ce genre d’action et comme toi, je trouve inutile de perdre son temps à travailler avec des outils qui vont demander beaucoup de temps et d’efforts pour les maîtriser. C’est peut-être de la paresse de ma part et un refus d’évolution, je ne sais pas mais pour le moment PS m’offre suffisamment d’outils pour que j’aille voir ailleurs.
    je te souhaite beaucoup de plaisir avec PS.

    Amicalement.

    1. Eric Heymans

      Bonjour Mondiga,
      Je remarque que tous ceux qui ont démarré leur apprentissage en développement avec Photoshop sont en général très contents du produit en tant que tel.
      Je remarque aussi, qu’ils ou elles n’utilisent pas d’autres logiciels en complément.
      Quand on le connaît à fond, Photoshop dispose très certainement de tous les atouts nécessaires pour développer sa vision d’une image.
      Belle journée,
      Eric

  12. Bonsoir,
    Très content que tu soies revenu, pour l’instant j’utilise Lr. mais dans le club ( photo ) beaucoup sont Ps. Etant donné la modicité de la somme mensuelle, je pense « basculer » en ce début d’année. Merci pour ces encouragements à aller vers Ps.
    Bonne continuation, bonne santé et reviens souvent

    1. Eric Heymans

      Bonjour René,
      Merci pour tes encouragements.
      En effet, le coût de l’abonnement Lightroom + Photoshop reste abordable.
      De mon point de vue, cela vaut vraiment la peine à condition d’être prêt à investir du temps dans la formation.
      Belle journée,
      Eric

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Restez Informé !

Faites comme + de 6.000 photographes passionnés qui reçoivent mes articles dans leur boite de messagerie.

Je ne partagerai jamais vos données avec des tiers et, moi aussi, je déteste le spam.